Interview de Faure Gnassingbé à la presse togolaise : « Si nous passons à l’ECO, nous adopterons les critères de l’ECO »

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©AfreePress-(Lomé, le 24 janvier 2020)- L’engagement du Chef de l’État togolais dans la lutte contre le terrorisme et le trafic des faux médicaments en Afrique n’est plus à démontrer. Le 18 janvier dernier, ce sont sept (7) pays (Congo, Gambie, Ghana, Ouganda, Sénégal, Niger, et le Togo) qui ont réaffirmé, lors de l’initiative de Lomé, leur ferme volonté à lutter contre les médicaments de rue en Afrique. Un trafic qui non seulement tue des milliers de personnes chaque année, mais demeure également une source de financement des réseaux terroristes dans le monde. 

Dans une interview accordée à des médias togolais dont l’Agence de presse Savoirnews, le Président Faure Gnassingbé s’est prononcé en détails sur ces deux fléaux qui font mal aux pays du Sahel engendrant des morts dans les rangs civils comme militaires. Selon les experts, le chiffre d’affaires généré par le trafic des faux médicaments est passé de 75 milliards de dollars US en 2010 à 200 milliards dollars US en 2014. Ce chiffre d’affaires a presque triplé en l’espace de quatre ans.

« Tout ce qui renforce des réseaux terroristes notamment par les moyens financiers (trafic d’armes, trafic de drogue…) affaiblit nos Etat et menace notre sécurité. Avant, nous connaissons surtout les trafics de drogue, d’armes, aujourd’hui le trafic des produits médicaux falsifiés et de qualité inférieure, qui est beaucoup plus puissant en termes financier, vient s’ajouter et nous complique davantage la tâche. Plus les terroristes se renforcent, plus dure est la lutte pour les États », a fustigé le Président Faure Gnassingbé.

En tant que Chef d’Etat et soucieux de la sécurité de ses citoyens, le numéro 1 togolais est loin d’avoir abdiqué face à ces deux fléaux même si son pays est l’un des plus stables de la sous-région. Il compte approfondir la coopération qui existe avec les pays voisins dans ce sens.

« Nous avons l’initiative d’Accra qui regroupe quatre pays : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, auxquels vont se joindre le Niger et le Mali. Les responsables de police et de gendarmerie se rencontrent et échangent des informations, les ministères également coopèrent », a-t-il déclaré. Sur la question de la monnaie unique « ÉCO », le Président togolais reste ferme et engagé pour sa concrétisation.

« Ceux qui respectent les critères pourraient lancer la monnaie unique ECO. Là-dessus, il y a un projet du F CFA qui a besoin de se réformer…», a-t-il lancé. Pour le Président togolais, l’adoption de l’ECO respectera des critères bien précis et ceci dans le but d’éviter des impacts sur les économies des États notamment celles des pays anglophones de la zone CEDEAO.

« Les pays de l’UEMOA qui respecteraient les critères le moment venu, passeront à l’ECO. Les pays anglophones, s’ils y sont passeront également à l’ÉCO. Je ne pense pas qu’il ait une contradiction ou un conflit. L’ECO a des critères qui ont été définis ensemble. La différence avec le F CFA c’est la référence au panier de monnaie et le taux de change flexible. Si nous passons à l’ECO, nous adopterons les critères de l’ECO », a-t-il conclu.

Raphaël A.

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