Des latrines publiques et certaines cellules de la prison civile de Lomé seront désinfectées, précise M. Komlan Ayité

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©AfreePress-(Lomé, le 14 mai 2020)- Dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique, a initié une opération de désinfection des espaces publics de la ville de Lomé. Dans cette interview accordée à l’Agence de presse AfreePress, le premier responsable de la ‘’Direction de l’hygiène et de l’assainissement à la base’’, Komlan Ayité donne les détails sur le déroulement de ce projet et surtout les espaces qui seront concernés.

Voici l’intégralité de l’interview.

Agence de presse AfreePress : Bonjour M. le Directeur. Pourquoi avoir pensé à une opération de désinfection de la ville de Lomé ?

M. Komlan Ayité : La transmission du Covid-19 se fait d’homme à homme. C’est pourquoi, nous avons décidé de désinfecter certains lieux notamment les latrines qui sont dans les marchés, dans les gares routières et les WC publics dans les quartiers de la ville de Lomé. L’objectif est de réduire les risques de contamination de ce virus qui sévit dans notre pays. Agence de presse AfreePress : Concrètement, comment va se dérouler cette opération ?

M. Komlan Ayité : Cette opération s’inscrit particulièrement dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Et elle va se dérouler en deux étapes. La première étape de désinfection est déjà en cours et concerne uniquement des latrines publiques ajoutées à certaines cellules de la prison civile de Lomé. Après une seconde phase sera entamée et touchera d’autres édifices et espaces publics de la ville de Lomé. Agence de presse AfreePress : Quel est le montant décaissé pour réaliser ce projet ? M. Komlan Ayité : Nous ne pouvons pas vous donner des chiffres en termes d’argent. Le montant importe peu. L’essentiel est de sauver des vies. Comme je l’avais dit plus haut, c’est un travail que notre département assume depuis. Particulièrement pour cette période de crise, l’Organisation des Nations Unies pour la protection de l’enfance (UNICEF) nous a accompagnés, en mettant à notre disposition des appareils, notamment des vulgarisateurs à moteur. C’est avec ces appareils que les agents font le travail. Et les appareils sont réutilisables à plusieurs reprises. Agence de presse AfreePress : Et qu’en est-il du cas des écoles ? M. Komlan Ayité : Pour le moment les écoles ne sont pas prises en compte. Parce qu’elles ne sont plus fréquentées. Seules les latrines publiques sont concernées. Mais si on ouvre ces établissement et l’autorité demande qu’ils soient désinfectés, nous allons le faire.

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Agence de presse AfreePress : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain ?

M. Komlan Ayité: C’est nous qui planifions cette activité. Donc pour l’instant, on maîtrise le processus. Pour le moment aucune difficulté ne s’oppose à l’opération. Partout où nous allons, nous sommes bien accueillis parce que les gestionnaires des lieux sont conscients du danger et se réjouissent plutôt de l’action. Pour finir, j’encourage les populations à respecter les mesures barrières. Si les autorités prennent de la peine de désinfecter des lieux, il faut que de l’autres côté les populations mettent en œuvre toutes les mesures édictées à savoir, le port des masques, le lavage des mains. En ne respectant pas les mesures édictées par l’autorité pour lutter contre cette pandémie, rien ne pourra aboutir.

Interview réalisée par Anika A.

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