Les producteurs de riz de Mission Tové très remontés contre le MIFA, l’ICAT et le PARTAM

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©AfreePress-(Lomé, le 9 juillet 2020)-Les producteurs de riz de la vallée du Zio à Mission Tové, localité située à 35 km au nord-ouest de Lomé, sont très mécontents et le font savoir.

Ils dénoncent les promesses non tenues du gouvernement tendant à venir en aide à ceux d’entre eux dont les périmètres rizicoles ont connu des inondations causées par le débordement des eaux du fleuve Zio et de ses affluents.

Mercredi 8 juillet 2020, ces producteurs de riz ont observé un mouvement d’humeur dans les locaux qui accueillent le Projet d’Aménagement des Terres Agricoles dans la Zone de Mission Tové (PARTAM).

Le but, ont-ils confié à AfreePress, est d’exprimer leur mécontentement suite à l’annonce de la vente aux producteurs des intrants, contrairement à ce qui a été convenu.

« Il y a de cela un an, une délégation du ministère de l’Agriculture, du PARTAM, du Mécanisme d’incitatif de financement agricole (MIFA) de l’Institut du conseil d’appui technique (ICAT) et du projet d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) nous avait fait des promesses fermes d’aide en intrants (labour, engrais, semences) afin de nous soulager un tant soit peu suite aux inondations de nos périmètres rizicoles. Il y a même une convention d’entente qui a été signée entre le PPAAO, le MIFA et le Comité de gestion du périmètre de la vallée du Zio (CGP) concernant la fourniture de ces intrants. Malheureusement, pour une fois de plus, rien n’est fait jusqu’à il y a une semaine quand les unions de producteurs ont été informées de la livraison des semences que le MIFA veut nous vendre à crédit et encore plus cher contre remboursement par récolte », a déploré DJAKA Koffi, rapporteur de l’union des producteurs.

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Cette aide promise, ont-ils précisé, est une initiative de la Banque mondiale à travers le projet PPAAO pour leur permettre de relancer la grande saison agricole de cette année.

Ils trouvent également ahurissant le prix fixé pour la vente du kilo du riz et lancent un appel aux autorités du pays afin de leur venir en aide pour la réussite de la saison agricole. « Le MIFA veut nous vendre le kilo du riz hybride à 5000 FCFA alors que les semences (Riz IR 841) que nous avons l’habitude d’utiliser, sont vendues à 500 ou à 600 FCFA le kilo. En dehors de l’accompagnement en intrants, on nous avait également promis de remonter les digues de protection afin d’empêcher la montée de l’eau qui inonde nos champs. Mais jusqu’ici, rien n’est fait alors que nous approchons encore la saison des pluies qui entraîne des inondations », ont-ils précisé.

Il faut signaler au passage que les responsables du PARTAM ont promis de porter les doléances des producteurs au niveau des acteurs impliqués afin qu’une solution soit trouvée.

Raphaël A.

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