Sextape dans les écoles : « L’exclusion des auteurs n’est la solution », indique un député

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©AfreePress-(Lomé, le 11 juillet 2020)-Des vidéos à caractère sexuel tournées dans plusieurs établissements scolaires de Lomé, ont fait le tour des réseaux sociaux provoquant l’indignation de l’opinion publique.

Pour punir les élèves auteurs de ces vidéos qualifiées « d’obcènes », les responsables des établissements concernés ont pris plusieurs mesures disciplinaires allant jusqu’à l’exclusion de certains élèves.

Gerry Taama, le président du parti : « Nouvel Engagement Togolais (NET) », est en désaccord avec les mesures annoncées afin de punir les auteurs de ces vidéos. L’exclusion n’est pas la solution pour régler cette affaire qui, d’après lui, n’est pas nouveau dans les écoles.

« D’abord, il faut reconnaître que la sexualité chez les adolescents ne vient pas d’être inventée par ces jeunes. Ça existait et nous sommes tous passés par là. Seulement, aujourd’hui, c’est filmé », écrit Gerry Taama.

La première source de dépravation des jeunes filles ce sont « les hommes, de l’enseignement qui considèrent que les filles de leur établissement font partie de leur paquetage, à tous les prédateurs sexuels qui considèrent que dès qu’un bout de sein se pointe, la fille est mûre pour…», analyse-t-il.

La seconde raison, estime le député, est liée aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.
« Vous passez la journée à regarder trace TV où la danse africaine tend à se résumer à faire la toupie avec ses fesses, de préférence grosses, dans le plus petit appareil. Après, on s’étonne que sa fille tourne les fesses aussi. Aujourd’hui, que nous le vouliez ou non, votre adolescent fera tout pour avoir un Androïd. Et un réseau social comme WhatsApp est un facteur multiplicateur des vidéos pornographiques. Ils ne perdent pas leur temps à aller sur les sites, ils se les envoient. C’est de téléphone à téléphone et ça échappe à tout contrôle des parents. Et de la théorie visuelle à la pratique active, il n’y a qu’un pas que les ados franchissent rapidement », a-t-il avancé.

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Le député en guise de solution, préconise le dialogue pour mettre fin à ce phénomène qui « ternit l’image des établissements et de l’éducation du Togo en général ».

« Bien entendu, s’il existe des règlements intérieurs dans des établissements qui proscrivent ces comportements, il faut sévir, sachant que l’exclusion n’a jamais réglé un problème de discipline. Elle ne fait que le transposer. Déjà le fait que ces images se soient retrouvées sur les réseaux sociaux est un châtiment terrifiant pour ces ados », a indiqué le président du NET.

« Le mieux est le dialogue, l’écoute et la prise de conscience. Et ce n’est pas parce que quelques jeunes inconscients se sont amusés à faire papa dans maman sous une caméra (ce que beaucoup de ma génération ont fait derrière les greniers) qu’il faut jeter l’opprobre sur tous nos enfants », a-t-il exhorté.
Raphaël A.

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