Sextape dans les écoles/Les élèves arrêtés sont privés de nourriture : Les parents crient à la torture

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©AfreePress-(Lomé, le 16 juillet 2020)- Arrêtés dans la matinée du jeudi 16 juillet 2020 et accusés d’attentat à la pudeur, les élèves des écoles privées ayant été vus dans des vidéos à caractère pornographique ont recouvré leur liberté. Mais pas ceux des établissements publics de Lomé qui sont toujours en détention à la brigade de recherches et d’investigations (BRI) où ils sont gardés dans de mauvaises conditions, dénoncent leurs familles.

Selon les témoignages recueillis par AfreePress auprès de quelques parents, les jeunes arrêtés ont été privés de nourriture depuis leur interpellation dans la matinée de ce jeudi. “Jusqu’à l’heure où je vous parle (17 heures GMT), nos enfant n’ont rien mangé. Nous sommes d’accord qu’ils ont fauté et doivent être punis. Mais les priver de nourriture depuis le matin, ce n’est pas normal”, s’est emporté un des parents rencontrés par AfreePress. Celui-ci dénonce une sorte de torture sur ces adolescents et réclame qu’un meilleur traitement leur soit donné.

L’interpellation de ces élèves auteurs de vidéos qualifiées d’obscènes, poursuit un autre parent, a été faite sur ordre du Premier ministre, Komi Sélom Klassou. “Mais il a tenu à épargner les élèves des établissements privés et c’est seulement ceux des écoles du public qui sont gardés et malmenés “, a ajouté ce dernier.

D’après lui, le Chef du gouvernement aurait exigé que ces élèves soient mis aux arrêts et punis selon la loi ainsi que les chefs établissements qu’ils fréquentent. Pour y arriver, les élèves avaient été réveillés dans la matinée par un appel de leur écoles les autorisant à reprendre les cours après, leur-a-t-on dit, leur période de sanction.

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Une fois arrivés à l’école, ils étaient attendus par la police qui les embarque aussitôt. Ils étaient une quarantaine à être interpellés dans la matinée.

Il faut noter que certains acteurs politiques et de la société civile sont contre les procédures judiciaires enclenchées contre ces élèves. Ils estiment que ces mesures « fortes » ne feront qu’aggraver la situation et plaident plutôt pour des méthodes visant à conscientiser les élèves.

Raphaël A.

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