COREE DU SUD: Les droits de l’homme en souffrance sur le plan religieux

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©AfreePress-(Lomé, le 22 juillet 2020)- Plusieurs ONG affiliées à l’ONU et des chefs religieux lèvent la voix contre la répression et la violation des droits de l’homme dont est victime le groupe religieux Shincheonji Eglise de Jésus.

Elles sont plusieurs ONG en association avec les Nations Unies et plusieurs communautés religieuses dans le monde à lever la voix sur la nécessité de mettre fin à la persécution et la violation des droits de l’homme dont est victime le groupe religieux Shincheonji Eglise de Jésus en Corée du Sud en cette période de la pandémie de coronavirus.

Cette situation qui a amené 11 ONG, dont la Coordination européenne des associations et des individus pour la liberté de conscience (CAP-LC), à soumettre un rapport au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ». Lors du « Rapport annuel du Secrétaire général des Nations unies à la 44e session du Conseil des droits de l’homme de l’Assemblée des Nations unies, un rapport intitulé « Les membres de Shincheonji pris comme boucs émissaires dans le cadre de la situation liée au COVID-19 en République de Corée » a été présenté à l’assistance.

« Shincheonji était victime de harcèlement de la part du gouvernement et de la société sud-coréens. Bien que certaines mesures gouvernementales semblent être motivées par des préoccupations légitimes de santé publique, d’autres semblent exagérer le rôle de l’église dans l’épidémie. » C’est ainsi que la situation qui prévaut en Corée du Sud a été présentée par l’ONU à cette 44ème session du conseil des droits de l’homme de l’Assemblée des Nations unies qui s’est référée au rapport de la Commission des États-Unis d’Amérique pour la liberté religieuse internationale.

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Le rapport présenté par l’ONU déclare aussi que le gouvernement de Séoul a fait fermer les églises de Shincheonji dans la capitale et certains groupes protestants principaux ont accusé l’église de propager délibérément la maladie » de coronavirus.

Selon ce même rapport, le secrétariat de l’ONU déclare que le virus ne peut pas être une excuse pour violer les droits de l’homme et la liberté religieuse de centaines de milliers de croyants. Ainsi, l’ONU demande de mettre fin à l’intolérance, à la violence et à la discrimination contre Shincheonji. »

Les menaces proférées ces derniers temps en Corée du Sud Shincheonji ont attiré l’attention des communautés religieuses qui n’ont pas hésité à commencer à publier des messages plaidant en faveur d’une amélioration de l’inégalité de traitement contre ce groupe religieux.

« Les nouvelles qui stipulent que le président Lee et Shincheonji sont pointés du doigt et accusés de la diffusion du COVID-19 et poursuivis en justice préoccupent profondément tous les chefs religieux qui ont à cœur le respect de la liberté de religion et la protection des droits de l’homme. Ces actes hostiles auront des répercussions effrayantes à travers le monde religieux « , a déclaré M. Sheikh Musa Drammeh, président du Centre culturel islamique d’Amérique du Nord.

Selon une publication récente intitulée « Shincheonji et l’épidémie de COVID-19 », du CESNUR, une organisation mondiale qui étudie les questions religieuses, « les membres de Shincheonji sont socialement discriminés sur leur lieu de travail et ainsi de suite, bien que le vice-président de l’autorité coréenne de la santé ait déclaré publiquement que Shincheonji avait coopéré avec le gouvernement pour la quarantaine liée au COVID-19. » L’article continue en disant : « le virus ne peut être une excuse pour violer les droits de l’homme et la liberté religieuse. Nous exhortons le gouvernement coréen à respecter la liberté religieuse de Shincheonji ».

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Récemment, le président Lee de Shincheonji Eglise de Jésus a encouragé les membres qui se sont remis du COVID-19 à se joindre volontairement au don de plasma. Environ 4 000 membres guéris ont déclaré qu’ils étaient prêts à donner de leur plasma pour la recherche d’un nouveau traitement.

En réponse, Swami, un chef spirituel hindou d’Arya Samaj en Afrique du Sud, a déclaré dans une récente déclaration en soutien au président Lee : «Je suis extrêmement heureux de découvrir que, quelles que soient les mesures prises contre le président, il a demandé aux membres de son église qui ont été guéris du virus, de faire don de leur plasma sanguin pour la recherche sur le développement d’un traitement contre le virus COVID-19. »

Il a ajouté: «J’implore le gouvernement sud-coréen et les autres autorités compétentes de renoncer immédiatement à toutes les accusations et poursuites et de soutenir plutôt les efforts de l’église de Shincheonji pour encourager d’autres patients guéris à faire don de leur plasma.» « Shincheonji a longtemps été victime de discrimination sociale car elle est définie comme une hérésie par le groupe chrétien fondamentaliste conservateur.

Néanmoins, nous avons persévéré en tant que religion qui enseigne le pardon et l’amour, mais les perceptions négatives sans fondement de Shincheonji répriment les droits de l’homme et notre liberté religieuse », a-t-il déclaré avant de dire que la persécution des organisations de paix, des organisations religieuses et la violation des droits de l’homme doivent cesser en Corée.

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