Lutte contre la COVID-19 : Les secteurs de la santé et de l’agriculture bénéficient d’un appui budgétaire de la BAD

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©AfreePress-(Lomé, le 7 août 2020)-Le gouvernement et la Banque Africaine de Développement (BAD), ont procédé jeudi 6 août 2020 à la signature des accords de financement du Programme d’Urgence d’Appui à la Réponse à la COVID-19 (PAR-COVID-19) et du projet d’appui aux Investissements Agricoles des Jeunes (PAIAJ) avec le groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Il s’agit d’un appui budgétaire approuvé le 24 juillet dernier par le conseil d’administration de l’institution.

Les documents au profit du Togo ont été paraphés par le ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya et du côté de la BAD par son représentant pays, Georges BOHOUSSOU, a appris l’Agence de presse AfreePress.

Le Programme d’Urgence d’appui à la réponse à la COVID-19 portant sur un montant total de vingt millions (20 000 000) d’Unité de compte, soit environ 16,5 milliards de francs CFA, est composé d’un prêt du Fonds africain de développement (FAD) pour un montant de 4,9 milliards de francs CFA, d’un don (FAD) pour 4,1 milliards de francs CFA et d’un prêt de la Facilité d’appui à la transition (FAT) pour 7,5 milliards de francs CFA.

D’après le ministre togolais de l’Économie et des finances, ce financement sous forme d’appui budgétaire d’urgence, « est destiné à soutenir la mise en œuvre du Plan de riposte global du gouvernement à la crise sanitaire liée à la Covid-19 ».
« L’appui budgétaire que nous venons d’obtenir renforcera la capacité de réaction de notre pays contre la Covid-19 et devrait l’aider à le rendre plus résilient face aux urgences de santé publique, mais surtout à combler son déficit en ressources budgétaires afin de faire face aux besoins sociaux de base et de soutien au secteur productif », a-t-il indiqué.
Le PARCOVID-19 comporte deux composantes à savoir : l’appui à la stratégie nationale de riposte sanitaire à la COVID-19 ainsi que l’appui à la stratégie nationale d’atténuation des effets socioéconomiques de la COVID-19.
« La première composante se décline en plusieurs axes notamment : le renforcement des capacités nationales de dépistage en vue de détecter précocement le maximum de cas et de prendre les mesures requises pour juguler la propagation de la pandémie; le renforcement des capacités de prise en charge des malades sur le plan national ; et enfin le soutien aux mesures de renforcement de la gouvernance institutionnelle et financière et de la gestion de la crise. La deuxième composante quant à elle porte sur : la mise en place de mécanismes de maintien du pouvoir d’achat et de la sécurité alimentaire en faveur des populations les plus vulnérables; et le soutien à la résilience du secteur privé à la crise », a rappelé le ministre de l’Économie.

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Quant à la Facilité d’appui à la transition pour le don d’un million d’UC, soit environ 782 millions de francs CFA, elle est destinée à la mise en œuvre du PAIAJ qui s’étalera sur 2 ans.

Selon le gouvernement, ce projet contribuera au renforcement des capacités des jeunes défavorisés en vue de leur inclusion dans le tissu économique et social du pays.

Plus spécifiquement, il permettra de faciliter : l’insertion d’environ 620 jeunes femmes et hommes défavorisés dont le tiers, est composé de femmes dans les maillons des chaînes de valeurs agricoles, et l’accès au financement à 530 entreprises des jeunes défavorisés appuyés par l’accompagnement financier de leurs entreprises, dont 30% de femmes.

Raphaël A.

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