Politique : Tikpi Atchadam désigne les « ennemis » du peuple togolais

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©AfreePress-(Lomé, le 28 août 2020)-Salifou Tikpi Atchadam, président du Parti National Panafricain (PNP) donne des nouvelles de lui. Dans un élément sonore d’environ 50 minutes rendu public jeudi 27 août 2020, l’opposant, disparu des radars depuis plus de trois ans, se prononce sur l’actualité sociopolitique de son pays depuis son indépendance en 1960.

« 1960-2020, 60 années d’indépendance et 57 années de lutte d’un peuple martyr », a-t-il lancé dans son message.

Le peuple togolais durant toutes ces années, a-t-il souligné, s’est battu pour la souveraineté, la liberté de choisir ses gouvernants et définir la manière dont il souhaite être gouverné.

Le leader du PNP pense que la date du 19 août 2017 est une date qui selon lui, a changé à jamais la lutte des Togolais en traçant le chemin à suivre.

« Les Togolais ont la profonde certitude que leur pays ne sera jamais libéré par l’armée togolaise. Le contraste entre d’une part, l’injustice, la violence, la misère extrême au sein des forces armées togolaises et d’autre part, le zèle qui anime les militaires réprimant les populations se battant pour le peuple entier, le démontre à suffisance… L’armée Togolaise est plutôt à libérer », a-t-il indiqué.

Il estime par ailleurs que les Togolais ont compris que leur pays ne sera pas libéré par l’Union Africaine, encore moins par la CEDEAO.

« La démocratie en Afrique, notamment dans les États de la sous -région ouest-africaine est le fruit de la lutte des peuples concernés. L’Union africaine et la CEDEAO refusent de comprendre que le Togo est contagieux selon qu’il ait une santé ou une maladie. Le Togo depuis le 13 janvier 1963 est une maladie très contagieuse », a-t-il indiqué faisant référence aux phénomènes de « coup d’État », à la « mauvaise gouvernance politique, économique et sociale », mais aussi au désir de se maintenir au pouvoir », a-t-il ajouté.

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Il n’a pas non plus passé sous silence, la responsabilité qui selon lui, est celle des partis politiques de l’opposition dans de nombreux échecs de la lutte politique au Togo.

« Les Togolais ont compris de façon définitive que de 1969 à 2020, nous avons connu trois systèmes politiques. Du système de parti unique sans aucune opposition, le Togo est passé à un système de parti dominant, persécutant les partis d’opposition avant de se retrouver dans un système de parti de contribution, et que nous appelons de partis de participation ou parti de collaboration. Un pays où règne la dictature avec des partis politiques de collaboration, ou de participation notamment aux élections et de gouvernement d’union nationale ne connaîtra jamais la démocratie. (…) Le système de partis de contribution, de participation ou de collaboration qui perdure explique fondamentalement pourquoi malgré les sacrifices consentis par le peuple pendant des décennies pour chasser la dictature, celle-ci est toujours en place. Ce système constitue la seule et unique raison suffisante pour laquelle 27 dialogues n’ont pas abouti, une confusion totale créée de concert et entretenue par le pouvoir et l’opposition, une opposition sans frontières avec la dictature qu’elle combat. Le système politique de contribution, de participation ou de collaboration, voilà l’ennemi du peuple Togolais », a déclaré Atchadam.

Pour l’instigateur des mouvements du 19 août 2017, une lecture « objective de l’histoire constitutionnelle, institutionnelle et sociopolitique du pays, doit forcer tout esprit rationnel à conclure à une « transition ».
« Transition sans Faure, voilà l’urgence pour le Togo. Le dénominateur commun qu’aucun patriote de bonne foi ne peut rejeter », a martelé le président du PNP qui convie au passage, tous les citoyens togolais à unir leurs efforts vers ce seul objectif et à libérer eux-mêmes le Togo.

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« La transition s’impose comme la seule issue, elle sera chargée après la libération de tous les détenus politiques, de la mise en œuvre de toutes les réformes indispensables pour la démocratisation du pays… C’est le peuple togolais qui sauvera le peuple Togolais donc le Togo ».

Pour Tikpi Atchadam la fin de la trêve, c’est pour bientôt.

« Avec une détermination inflexible exigeons et obtenons de la façon, la plus pacifique et la plus élégante possible, le départ de Faure et la mise en place d’une transition », a-t-il laissé entendre dans élément sonore.

Raphaël A.

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