Rififi au sein du HCTE : Les délégués suspendus recadrent le bureau exécutif de l’organisation

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©AfreePress-(Lomé, le 4 septembre 2020)- Le Bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) a annoncé dans un communiqué rendu public le 1er septembre 2020, la suspension de trois délégués pays de la zone Amérique suite à une affaire de publication « sans autorisation » d’un projet immobilier engageant la responsabilité de l’organisation. Cette décision prise par Kodzovi Atitso, président du HCTE et qui a été relayée par les médias, n’est du tout appréciée par les intéressés qui ont décidé de prendre leur plume pour répondre point par point aux accusations portées par le bureau du HCTE contre eux.

Dans un droit de repose transmis à la rédaction de l’Agence de presse AfreePress, ces délégués pays suspendus donnent leurs versions des faits et profitent de cette occasion pour exprimer leur mécontentement.

Voici l’intégralité du droit de réponse parvenu à l’Agence de presse AfreePress.

Droit de réponse au communiqué de la présidence du HCTE du 31 aout 2020 sur 3 délégués suspendus dans la zone Amérique

Il est regrettable que le Bureau du HCTE précise dans son communiqué qu’il était destiné à rétablir la véracité des faits alors que dans le même communiqué, le bureau inculpe déjà les 3 délégués bien avant qu’ils ne soient écoutés par le Conseil de Médiation, en caractérisant l’affaire d’insubordination et d’autres mots forts repris par certains journaux.

Les Faits :

Le communiqué précise que la suspension des 3 délégués pays porte sur la publication par eux dans les réseaux sociaux sur un projet immobilier qui engage la responsabilité du HCTE dans sa globalité, sans que le Bureau du HCTE n’en ait été préalablement informe.

Nous tenons à préciser que l’information sur le projet webinaire immobilier a bien été portée à la connaissance de tous les Délégués de la Zone Amérique, tous les délégués du HCTE et tous les délégués de la commission communication dès le 22 Aout par une 1 ère affiche. Ce n’est que le 26 Aout que la publication sur les réseaux sociaux par une 2eme affiche a été l’objet d’une incompréhension qui reste à comprendre.

Le communiqué précise que le bureau du HCTE constate que les articles 15 et 16 relatifs au devoir d’informer le Vice-Président de la Zone et le Président du HCTE pour les événements médiatisés auraient été violés.

L’article ne privilégiant aucun canal d’information spécifique, nous estimons que nous avons bel et bien informé toutes ces instances en mettant notre document édité à leur disposition et en engageant des discussions avec un responsable du bureau sur plusieurs jours pour des recommandations, ce qui justifie les changements observés sur la dernière affiche du projet immobilier par rapport à la toute 1ere.

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Le communiqué précise que l’article 17 portant sur la confidentialité des informations portées à la connaissance du délégué aurait été violé.

Nous avons été surpris de voir très rapidement sur les réseaux sociaux notre suspension distribuée par un Vice-Président du bureau à des gens en dehors du HCTE.

Le communiqué précise que la persistance de la poursuite de l’organisation dudit projet avec les acteurs étatiques et prives sans les précautions d’usage prévues par les textes règlementaires du HCTE, et le refus d’apport des réponses aux questions qui leurs sont posées ont conduit à leur mise en demeure.

L’incident

Une incompréhension avait surgi dans la conversation sur la prise en compte d’un certain nombre d’éléments listés par le Vice-Président de la communication. Nous avions immédiatement demandé à discuter et trouver un compromis. Nous étions convaincus que ces inquiétudes étaient vidées, puisque les principales recommandations étaient liées à l’idée de faire souscrire les togolais de la Diaspora à l’acquisition des maisons. Nos thèmes choisis ne concernaient pas cet aspect, notre webinaire étant spécifiquement une occasion aux experts de prodiguer uniquement des conseils de transactions immobilières, du code foncier, et des outils comme le e-foncier aux participants. Nous tenons pour preuve certains échanges écrits avec certains panelistes. La question sur le rôle de notre VP Amérique était déjà aux soins du bureau et le VP porte-parole du bureau avait promis faire diligence auprès du bureau pour résoudre ce cas. Il nous restait à préciser au niveau du Logo que le projet était sous la responsabilité des Délégués, et non la Zone ou le bureau. La phrase ‘’en collaboration avec les DP du Brésil, Canada et USA’’ a cependant été ajoutée en 1ere ligne de l’affiche (bleue) pour satisfaire cette recommandation ; pour nous tout était donc pris en compte.

Nous avons dans nos échanges, cherché à négocier avec le Vice-Président de la communication du bureau pour comprendre les motifs de son désir de supprimer l’affiche bien que nous pensions avoir pris en compte toutes ses recommandations. Nous tenons à préciser qu’il était seulement question de prendre en compte ces recommandations ; néanmoins, le Vice-Président n’a pas offert nous entendre sur le sujet pour nous auditer et réévaluer la situation. Cela a créé la confusion dans notre nos communications et nous a fait croire qu’il insinuait un autre problème, d’où notre idée sur une autre inquiétude qu’il avait exprimée disant que la publication de notre projet dans la même semaine que le sien pouvait faire ombrage a son projet webinaire emploi en cours et nous recommandait de publier notre affiche plutôt au soir du 29 aout. Nous avions donc décidé de publier notre affiche prête pour 1 journée le 26 Aout et lui concéder les 3 jours restants de la semaine. Une notification a immédiatement été envoyée au Vice-Président que nous allons surseoir notre campagne les jours restants de la semaine pour lui laisser occuper le terrain avec son projet croyant que c’était plutôt là la polémique. Une petite incompréhension devenue une crise par la facilité des membres du bureau à sévir dur et très rapidement quand il s’agit des délégués mais pas dans le cas des Vice-Présidents.

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Les faits similaires non-sévis par le Bureau dans le cas de notre Vice-Président Amérique

Le communiqué précise qu’une semaine avant le projet immobilier, plus précisément le 17 Aout, les 3 délégués avaient saisi par écrit le Président du HCTE sur des problèmes de fonctionnement avec leur Vice-Président.

En effet, bien avant nous, le bureau a été saisi par les 3 délégués que le Vice-Président de la zone Amérique organisait un webinaire avec une banque de la place sans associer les trois autres délégués comme convenus consensuellement dans le cadre du respect du règlement intérieur. Nonobstant nos multiples appels au Vice-Président Amérique et la saisine du bureau du HCTE le 17 Aout, aucune mise en demeure de la part du bureau n’a eu lieu à l’égard du Vice-président qui n’obtempérait pas. Aucune recommandation pour exiger au Vice-Président de ne pas utiliser le LOGO HCTE ‘’SEUL’’ car les autres collègues Délégués n’étaient pas associés dans le projet à la suite de leur plainte comme étant marginalisés. Aucun ordre n’a été donné au VP Amérique de supprimer l’affiche ou d’arrêter le projet car l’affiche ne reflétait pas la responsabilité d’un nombre limité de délégués dans l’organisation du projet comme l’exige le règlement intérieur du HCTE. Dans le cas du projet webinaire immobilier, les 3 délégués étaient appelés à préciser sur leur affiche à côté du logo HCTE que c’est avec la collaboration de 3 délégués.

Les 3 DPs demandaient des informations au Vice-Président Amérique sur ce projet webinaire banque pour mieux comprendre le travail ; mais, jamais cela n’a été fait jusqu’à la réalisation du projet sous le silence du Bureau. Notons que c’est même Bureau qui suspend aujourd’hui les 3 délégués pour des raisons de compréhension liées à des inquiétudes exprimées dans le cadre du projet immobilier.

Le Bureau n’a accusé réception de cette plainte du 17 aout contre les violations répétées du règlement intérieur par le VP Amérique que le 27 Aout dans une autre crise et ce dans la lettre de suspension du projet webinaire immobilier.

Selon le bureau du HCTE, un autre projet immobilier avait été introduit par le Vice-Président Amérique et est en études au Bureau bien que les délégués pays de la zone Amérique n’ont une fois encore été informés ou associés dans la globalité. Le bureau non plus n’a jamais renvoyé ce projet dans la Zone Amérique pour tenter d’y associer tous les délégués et ainsi renforcer la procédure du règlement intérieur.

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En clair, les violations du règlement intérieur sont légion dans notre zone Amérique et sans réprimandes pour certains.

La mise en demeure dont nous avons fait l’objet : Le bureau nous a donné 60 mn dans un e-mail pour exécuter une liste de mesures sous peine de suspensions sans prendre en compte notre disponibilité à la faisabilité de ce travail. Nous regrettons cette méthode d’un autre temps qui était un moyen de précipiter notre suspension pour exacerber la crise.

Les décisions :

Le Communiqué précise que le Vice-Président Amérique n’a pas participé à la séance qui a conduit à notre suspension.

Nous regrettons que notre sort fût pourtant dans les mains d’autres membres du bureau qui sont Juges et Partis, tachés de conflits d’intérêts dans la procédure puisque : dans l’incident du projet immobilier, le bureau nous avait informé que le Président du HCTE et le Vice-Président Amérique auraient introduit avant nous, chacun un projet similaire à l’idée d’acquisition de maison par les compatriotes de la Diaspora. Le Vice-Président de la communication était quant à lui au centre de la polémique et pilotait un projet webinaire emploi auquel la propagande de notre projet webinaire immobilier faisait ombrage.

Le communiqué précise que conformément aux textes régissant le HCTE, un Conseil de Médiation a été mis en place pour traiter ces deux sujets en toute transparence.

Nous regrettons qu’à la suite de notre correspondance du 1er septembre demandant que les médiateurs nous soient connus d’avance, et que nous soyons écoutés ensemble pour une plainte déposée ensemble et un projet réalisé ensemble, le bureau refuse de nous communiquer les médiateurs choisis, ce qui est paradoxal à toute transparence et atypique à l’organisation des médiations.

Nous demeurons inquiets des garanties d’une médiation dont la notification a été titrée CONVOCATION, et dont seule l’autre partie peut connaitre l’identité des médiateurs d’avance dans un processus dans lequel certains collègues ont été déjà manipulés contre nous.

Nous prions que cette crise renforce le HCTE et permette à l’organisation de corriger les erreurs du passé pour réussir sa mission noble.

Amérique, le 03 Septembre 2020.

Ont signé
Le Délégué Pays du Brésil, GNANDI Moustafa

Le Délégué Pays du Canada, AYENA Dagbedi

Le Délégué Pays USA, KATE Albert

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