Explosion au port de Beyrouth : Le Togo n’est pas à l’abri de tels accidents, prévient l’ANIAC-Togo

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©AfreePress-(Lomé, le 12 septembre 2020)-Les dégâts causés par les explosions au port de Beyrouth (Liban) le 4 août 2020 interpellent les autre États à être en alerte et à prendre des mesures idoines pour une gestion efficace des produits chimiques dangereux.

Au Togo, pour éviter de pareil évènement, l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC), s’engage à sensibiliser et à informer les populations sur les menaces liées à la manutention, au stockage, au transport et à la gestion des produits chimiques.

Les mesures préventives prises et envisagées pour assurer une meilleure protection et sécurité des populations, ont été présentées vendredi 11 septembre 2020, à la presse lors d’une rencontre organise au siège de l’institution à Lomé.

L’ANIAC-Togo a, au cours de cette rencontre invité les acteurs à observer les règles générales de sécurités et de sûreté en zone portuaire et dans les entreprises. Il s’agit entre autres de déterminer les causes possibles des accidents majeurs, étudier les dangers dans les installation utilisant des produits chimiques dangereux, prévenir les incidents et assurer une bonne gestion (entreposage, manipulation et traitement) des produits et déchets chimiques.

« Il est important pour nous d’attirer l’attention des acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques que notre pays n’est pas à l’abri de tels incidents chimiques. Pour maîtriser ces risques et protéger la population et l’environnement, il est indispensable de mettre en œuvre de façon systématique un ensemble de mesures cohérentes bien définies », a laissé entendre le Président de l’ANIAC-Togo, Hunlede Amah.

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L’ANIAC-Togo, selon son président s’est engagée à anticiper d’éventuels accidents chimiques à travers des échanges avec tous les acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques dangereux au niveau des sites industriels et au Port autonome de Lomé.

Les responsables de cette structure ont par ailleurs, dénoncé le détournement de l’utilisation de certains produits chimiques au Togo à des fins non appropriés.

« La double utilisation des produits chimiques devient un phénomène récurrent et inquiète à plus d’un titre. En effet, les produits chimiques sont détournés de leurs utilisations primaire à des fins qui constituent des dangers permanents pour la santé humaine et l’environnement », a laissé entendre M. Hunlede Amah.

Celui-ci s’est félicité de l’arrêté interministériel en date du 22 juillet 2020, portant interdiction d’importation, de production, de conservation et de commercialison de boisions et d’aliments traités au chloroforme (Soukoudai, Kap-Kap ou encore N’djara) ou ses dérivés au Togo.

Il a rassuré sur les actions qui sont en train d’être prises pour répertorier les sociétés et doter le Togo d’une cartographie des produits chimiques ainsi que leur emplacement.

Pour finir, l’ANIAC-Togo invite la population à faire preuve de vigilance et à collaborer pour une meilleure gestion et une traçabilité des produits chimiques.

Pour l’ANIAC créée en 2015 par l’Etat Togolais, est une structure nationale de coordination, de contrôle à l’importation et à l’exportation ainsi qu’à la supervision de l’utilisation des produits chimiques au Togo.

Raphaël A.

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