Expropriation de terres à Kpomé Agomé : La population dit son opposition au projet 

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©AfreePress-(Lomé, le 27 septembre 2020)- L’ambiance était électrique samedi 26 septembre 2020 à Kpomé Agomé (préfecture de Zio, 35 km au Nord-est de Lomé).
La décision du gouvernement d’exproprier à nouveau, plus de 716 hectares de terres de ladite localité n’est pas du goût des habitants. Ceux-ci dénoncent une mesure  arbitraire et montent au créneau pour dire leur opposition à cette démarche.
Réunice samedi 26 septembre 2020 sur la place publique de Kpomé Agomé, les populations ont manifesté leur exprimé leur mécontentement et interpelé le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé sur l’affaire. Elles lui demandent de prendre les mesures qui s’imposent, afin que le reste des terres de Kpomé ne soient plus expropriées.
« Ici, nous souffrons trop. C’est la grande partie de notre domaine qui a été exproprier par l’Etat, pour l’extraction du phosphate. Bien que ce soient nos terres, on refuse d’employer la jeunesse dans l’entreprise. Même des œuvres sociales n’existent pas dans notre village. Pas d’écoles, pas d’hôpitaux ni de routes. Kpomé n’a rien. Et dans ce contexte, on veut encore arracher le peu de terres qui nous reste. Comment allons-nous faire ? Quel sera l’avenir de nos enfants ? Où allons-nous cultiver pour pouvoir vivre ? Où allons-nous construire pour nous loger ? C’est pour cette raison que nous disons non. Non! Ils ne vont plus prendre nos terres de façon abusive. Nous allons nous battre pour les générations à venir. Nous allons nous battre pour survivre », a laissé entendre, Kokouvi Avognon, Conseiller municipal de la commune de Zio-1, natif du milieu.
Selon les informations, c’est 716 hectares du domaine d’Agomé qui sont convoités par l’Etat et cette parcelle, selon le gouvernement, doit servir à accueillir les nouvelles habitations d’une partie des populations d’Adéticopé. Ces dernières sont aussi priées de quitter leur lieu d’habitation parce que leur localité est déclarée d’utilité publique.
Mais les habitants de Kpomé ne sont pas encore prêts à accepter cette solution.
« Kpomé n’est pas la seule localité au Togo. Que le gouvernement aille trouver un autre domaine pour les gens d’Adéticopé. Nous voulons aussi vivre de nos terres. La partie qu’ils veulent occuper aujourd’hui est notre seul espoir. Nous n’avons plus de terre ici, à part ces 716 hectares où nous cultivons et vivons. A part ce domaine, c’est les centaines d’hectares de montagnes artificielles crées par la SNPT (Société nouvelle des phosphates du Togo). Un endroit où nous n’avons pas de droit et même nos enfants n’y sont pas acceptés », a fait comprendre M. Adégbé Kokou Loko, l’un des ‘’sages’’ de Kpomé Agomé.
Ensemble, femmes, hommes et jeunes de Kpomé Agomé ont, au cours de cette manifestation, imploré l’intervention des dieux du village afin que le projet d’expropriation ne soit pas réalisé.
Il faut préciser que la manifestation a enregistré une forte présence de forces de l’ordre et de sécurité.
Anika A.
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