Harcèlement des jeunes filles sur les réseaux sociaux : ‘’Plan international Togo’’ inquiète de l’ampleur du phénomène

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©AfreePress-(Lomé, le 15 octobre 2020)- Le rapport de l’étude sur le harcèlement des jeunes filles sur les réseaux sociaux, menée par l’ONG ‘’Plan international’’ a été rendu public mercredi 14 octobre 2020 à Lomé.

C’était lors d’une conférence de presse axée sur le thème : « s’engager contre le harcèlement des filles et jeunes femmes dans les réseaux sociaux ». Une rencontre qui a réuni les premiers responsables de ‘’Plan international Togo’’, des membres du gouvernement, des activistes de la cause des femmes, ainsi que des délégations des associations de droit des filles.

Intitulé : « Libre d’être en ligne », ledit rapport s’appuie sur des études qui ont été menées auprès de 14 000 filles ciblées dans 31 pays du monde dont le Togo, dans le but de connaître et de comprendre leurs expériences du harcèlement et des abus sur les réseaux sociaux.

Selon les résultats, plus de la moitié des personnes interrogées disent avoir été victimes de harcèlement et d’abus en ligne. Et parmi ces dernières, une (01) personne sur 4 se sent physiquement en danger.

Le constat est le même sur le plan national. Les informations dont dispose ‘’Plan international Togo’’ et les témoignages faits par plusieurs jeunes filles à cette occasion, démontrent que le harcèlement fait aux filles sur les réseaux sociaux a pris une ampleur inédite dans le pays.

« … Bref, on nous ramène toujours à notre condition de fille à chaque fois que nous exprimons nos opinions sur les réseaux sociaux. Dans d’autres cas, c’est lorsque des inconnus vous écrivent en in-box et vous envoient des photos de leur sexe contre votre gré. Et lorsque tu oses riposter, ils t’insultent et vont directement insulter ta maman, ta famille. Mais lorsque tu cherches à afficher ces individus, les gens n’acceptent pas. Ce qui signifie que ces réseaux sociaux protègent plus les harceleurs que les victimes », a témoigné l’activiste féministe, Elsa BAKOLE.

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Pour remédier à cette situation qui porte atteinte aux droits des jeunes filles, ‘’Plan international Togo’’ et ses partenaires lancent un appel à l’endroit des entreprises de réseaux sociaux, à mettre en place des mécanismes de signalement efficaces et faciles d’accès, spécifiques aux violences de genre et tenir les auteurs responsables de leurs actes.

Déjà dans le cadre de la campagne ‘’Aux filles, l’égalité ! ’’, initiée par ‘’Plan international’’, les associations de filles ont écrit une lettre ouverte à Facebook, Instagram, TikTok et Twitter, ainsi qu’au gouvernement, aux organisations de la société civile et aux ONG, pour leur demander la mise en place de mesures plus fortes et plus efficaces afin de décourager les abus et harcèlement faits en ligne.

Des séances de formations et de sensibilisation sont également prévues pour amener l’ensemble de la population à prendre connaissance du problème ainsi que des dispositions légales qui existent contre ce phénomène.

« Ce n’est pas l’affaire d’une organisation. Mais c’est l’affaire de tous. C’est ensemble, chacun avec sa contribution que nous allons adosser ce phénomène », a lancé la Représentante-résidente de Plan international au Togo, Mme, Awa Faly Ba.

Anika A.

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