Dr Kodjo Nougbolo propose un fonds d’aide à la culture de 5 milliards FCFA

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©AfreePress-(Lomé, le 24 octobre 2020)-Le Secrétaire général de l’Institut régional de l’enseignement supérieur et de recherche en développement culturel (IRES-RDEC), Kodjo Nougbolo a présenté et soutenu, vendredi 23 octobre 2020 à Lomé, sa thèse de doctorat unique en « Art, culture et développement », a constaté l’Agence de presse AfreePress.

Placée sous le thème : « Problématique de financement des industries culturelles et créatives dans l’espace UEMOA : Cas du Togo », l’étude contenu dans un document de 330 pages, propose à l’Etat un ensemble de mécanismes à suivre, afin de faire du secteur de la culture, un véritable levier de développement économique du Togo.

Après délibération, le jury Présidé par Prof Komi Kossi-Titrikou a attribué à l’impétrant, la mention très honorable.

« Le problème, c’est que les industries culturelles constituent un aspect important du secteur de la culture de façon générale. Donc, elles doivent être financées avec une attention particulière de la part des pouvoirs publics. Parce que c’est le secteur qui emploie plus dans le secteur culturel, pour que l’impact de ce secteur sur l’économie nationale soit plus visible. Alors que malheureusement, ces entreprises ne bénéficient pas de financements. C’est pourquoi nous avons proposé cette étude pour relever le défi », a expliqué Dr Kodjo Nougbolo.

En termes de solution, le chercheur propose un projet de financement axé sur des mécanismes incitatifs, qui visent à remplacer le fonds d’aide à la culture actuel par un fonds de développement des industries culturelles et créatives avec deux (02) composantes essentielles.

«Il y aura d’abord un fonds d’appui et de promotion des activités culturelles qui va continuer de subventionner les jeunes talents et les collectivités territoriales, etc. Et de l’autre côté, il faut un fonds d’investissement qui va fonctionner comme une banque, en octroyant des prêts avec des adaptations par rapport à la particularité du secteur. C’est-à-dire, accorder des crédits avec des taux d’intérêts réduits, ce qui va permettre aux acteurs culturels de se comporter aussi comme de vrais entrepreneurs », a-t-il précisé.

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Toujours dans le cadre de son projet, l’impétrant recommande que l’actuel fonds d’aide de l’Etat à la culture passe de 300 millions de francs CFA à 7 milliards de francs CFA pour une durée de 5 ans. Et au bout des 5 années, le fonds peut s’auto-suffire et comme ça, l’Etat pourrait se désengager de ce fonds », a ajouté le nouveau Docteur.

Anika A.

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