Conflit foncier : Les populations de Kpomé-Agomé désavouent Me Botocro et renouvellent leur confiance à Me Jean Dégli

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©AfreePress-(Lomé, le 14 Novembre 2020)-L’affaire d’expropriation de terres à Kpomé-Agomé (préfecture de Zio, 25 km au Nord-est de Lomé) sera désormais défendue par un seul avocat. Il s’agit de Me Jean Dégli.

C’est l’une des grandes décisions prises par la population de Kpomé-Agomé réunie, samedi 14 novembre 2020 en assemblée sur la place publique de cette localité.

« La population a constaté que le premier avocat en charge de l’affaire, Me Botocro Tchapo veut faire des jeux. Il cherche à nous duper. Le 26 octobre dernier, le ministre de l’Urbanisme, M. Tsolényanou est venu nous rencontrer au siège à la préfecture de Zio à Tsévié concernant l’affaire d’expropriation de notre domaine dénommé, Dalavé Kpomé. Il ressortait des propos du ministre que c’est un projet qui va avantager le milieu. Il a dit plein de choses pour nous faire changer d’avis. Mais la délégation de Kpomé-Agomé s’y est opposée catégoriquement. Ainsi, de notre retour de la Préfecture, nous avons appris que Me Botocro et certains individus ont demandé aux propriétaires terriens de leur apporter les plans du domaine en question. Nous avons vite compris que cet avocat veut jouer au démarcheur. Il a trahi la population. C’est pourquoi à cette réunion, la population a réitéré sa décision de ne plus traiter avec Me Botocro. Il n’est plus notre avocat. Me Jean Dégli reste le seul avocat en charge de notre dossier », a confié à AfreePress, Kokouvi Avognon, conseiller municipal de la commune Zio-1 et natif de Kpomé-Agomé.

Les populations se sont engagées à cette occasion, travailler main dans la main afin de déjouer le plan ourdi contre elle.

Pour mieux s’organiser, elle a décidé de mettre en place et ce, dans un bref délai, une commission composée des cadres et autres fils du milieu, qui seront les interlocuteurs directs entre les propriétaires terriens, l’avocat en charge du dossier et le gouvernement.

Les participants à la réunion ont profité de l’occasion pour réitérer leur opposition au projet d’expropriation de leurs terres.

« Premièrement, le gouvernement n’a pas adopté la procédure normale, comme le recommande la loi sur la décentralisation. Et secundo, nous n’avons plus de terres à Kpomé-Agomé. Ce qu’on a, est déjà pris pour l’extraction du phosphate. Et nous ne gagnons rien par là. Notre village ne bénéficie de rien. Donc le peu de terres qui nous reste, on ne va plus les céder. Nous allons nous battre pour garder ce domaine pour nos enfants. Peu importe la fortune que l’Etat va nous proposer, on ne va plus céder nos terres », a insisté Kokouvi Avognon.

La population invite le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à prendre au sérieux leur problème et à donner des instructions pour que le domaine en question ne soit pas exproprié.

Il faut rappeler que le domaine convoité par l’Etat est d’une superficie de 716 hectares et doit accueillir une partie des habitants d’Adéticopé priées de quitter les lieux parce que leur localité est déclarée d’utilité publique.

Anika A. (+22891024439)

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