Santé reproductive : Le gouvernement prévoit injecter 500 millions de FCFA dans l’acquisition des produits contraceptifs

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©AfreePress-(Lomé, le 27 novembre 2020)-Le Secrétaire général du ministère auprès de la Présidence de la République, chargé de la planification et de la coopération, PANETO Béguedouwe a ouvert jeudi 26 novembre 2020 à Lomé, un atelier d’information et de formation axé sur la ‘’budgétisation sensible à la santé de la reproduction et de la planification familiale’’.

La rencontre organisée par la Direction des Études de Population du Ministère du Plan et de la Coopération, chargée d’assurer la coordination du processus de mise en place de l’Observatoire National du Dividende Démographique (ONDD), s’inscrit dans le cadre de l’accord de Ouagadougou signé en février 2011, entre le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Consortium Régional pour la recherche en Économie Générationnelle (CREG).

D’après les organisateurs, il sera question lors de cette formation, de sensibiliser et de renforcer les capacités des participants que sont : les élus locaux et les membres de la société civile sur le plaidoyer en vue de la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la santé reproductive (SR) et la planification familiale (PF) et leurs intégrations dans les budgets nationaux et locaux.

« Malgré les efforts consacrés au niveau des pays engagés dans le partenariat de Ouagadougou, il ressort la nécessité de renforcer le plaidoyer et le leadership au niveau national enfin d’argumenter l’allocation des fonds domestiques pour le financement de la planification familiale. C’est ce qui justifie le présent atelier qui a pour objectif d’attirer l’attention des différents acteurs sur la problématique de la budgétisation sensible a la santé de la reproduction et à la planification d’une part, et d’outiller les différentes parties intervenant dans la promotion de la SR et PF en vue de les rendre capables d’organiser des plaidoyers efficaces pour la mobilisation des ressources domestiques », a rappelé lors de l’ouverture des travaux, le Secrétaire général du ministère du développement et de la coopération PANETO, Béguedouwe.

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Celui-ci n’a pas manqué de rappeler les engagements pris par le gouvernement en faveur de la santé reproductive à l’horizon 2022.

« Le gouvernement du Togo a pris un certain nombre d’engagements visant à élaborer un nouveau plan d’accélération de la planification familiale avec pour ambition de faire passer la prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union de 23% en 2017 à 35,5% en 2022, à augmenter la subvention annuelle de l’Etat pour l’achat des produits contraceptifs de 125000000FCFA en 2016 à 500 000 000 en 2022 et à assurer une éducation sexuelle complète en faveur des adolescents et des jeunes dans tous les établissements publics etc. », a ajouté M. PANETO.

Pour rappel, le partenariat de Ouagadougou signé en février 2011 au Burkina Faso vise à accélérer l’utilisation des services de planification familiale dans les neuf pays signataires qui sont : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée ; Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Noellie. A et Ashley M. (stagiaires)

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