Assurance maladie : Voici les avantages de la nouvelle liste de médicaments remboursables, en vigueur dès le 1er décembre

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©AfreePress-(Lomé, le 30 novembre 2020)- Le Togo s’est doté d’une nouvelle liste de médicaments remboursables par l’assurance maladie. Cette liste sera effective dès le 1er décembre 2020. Quatrième changement du genre depuis la création de l’Institut National de l’Assurance Maladie (INAM) en 2012, la nouvelle liste présente de nombreux avantages, aussi bien pour les assurés, que pour les prescripteurs et les pharmaciens, défendent les premiers responsables de l’INAM.

En attendant sa mise en service, la Direction générale de l’INAM a entamé une campagne de vulgarisation du contenu de cette nouvelle liste.

L’objectif, selon l’INAM, est d’informer chaque acteur sur le rôle qui est le sien pour une gestion « efficiente » du régime obligatoire d’assurance maladie.

 

En effet, la liste des médicaments remboursables par l’assurance maladie publique est un outil de gestion de l’assurance maladie mis à la disposition des prestataires que sont : les prescripteurs et les pharmaciens en vue de leur permettre de reconnaître les médicaments prescrits ou à dispenser aux assurés.

 

D’après l’institution, cette liste présente pour chaque médicament, le nom commercial, la substance active qu’il contient (dénomination commune internationale), ses caractéristiques (la forme et le dosage), le groupe de maladies qu’il traite, son prix de vente en pharmacie, les conditions de prescription ainsi que la part que l’INAM rembourse.

Fixée par l’État, la « liste des médicaments remboursables par l’assurance maladie publique » connaît des révisions périodiques.

« Depuis le début des prestations de l’INAM en 2012, nous sommes sur la quatrième révision actuellement. Trois révisions ont été déjà faites, dont la dernière est intervenue en juin 2015. Ces révisions sont faites pour la recherche de la meilleure liste. Parce qu’une bonne liste doit répondre à trois impératifs. Le premier, c’est assurer la qualité des soins, c’est-à-dire contenir des médicaments efficaces et répondant aux besoins des soins de la population. Le second impératif, c’est permettre un remboursement optimal des médicaments aux assurés, c’est-à-dire, une bonne couverture financière de leurs dépenses. Le troisième impératif, c’est que la liste doit garantir l’équilibre du régime. C’est-à-dire, par un remboursement des médicaments dépendant de leur utilité et non de leurs coûts sur le marché ou des comportements de prescription. Le marché des médicaments et les besoins sanitaires sont en évolution permanente, ainsi que les comportements des prescriptions. Ils nécessitent donc la recherche constante de ce triple objectif., c’est-à-dire l’équilibre entre les trois impératifs », a déclaré Dr AMOUSSOU-KOETETE Tèko, Chef département contrôle médical et qualité des soins de l’INAM.

Pour lui, la vision de l’État à travers l’actualisation périodique de la liste, est de répondre aux ententes des bénéficiaires.

« Le patient est au centre de nos préoccupations. C’est pourquoi cette dernière révision a été très incisive avec la participation de plusieurs acteurs. Elle a été conduite par l’État, représenté par le ministère de la Santé et le ministère en charge de la protection sociale. Donc, l’État a mis l’accent sur le bénéficiaire. Le deuxième groupe est composé des professionnels de santé notamment, les ordres professionnels, les associations de la santé et les praticiens des hôpitaux, les pharmaciens d’officine et d’hôpitaux qui ont veillé à la prise en compte des besoins sanitaires réels et à la qualité des médicaments. L’INAM a bien sûr aussi participé, mais en apportant son expérience en matière de gestion du risque maladie. Il y a eu même l’aide de l’Union européenne (EU) qui nous a envoyé un consultant en médicaments. C’est des personnes bien qualifiées qui ont participé à la révision de cette liste qui a duré des mois avant que le processus ne s’achève. Donc c’est une liste qui émane de l’État et fixée par arrêté interministériel », a-t-il expliqué.

Ainsi, la nouvelle liste qui sera opérationnelle dès le 1er décembre 2020 sur l’ensemble du territoire national, propose un « prix référentiel » de remboursement commun pour les médicaments qui ont la même composition, la même forme et le même dosage. Une mesure qui ne figure pas dans la dernière liste.

« Désormais, pour un groupe de médicaments identiques, la base de remboursement sera identique. Par ailleurs, les bases de remboursement ont été fixées en tenant compte des médicaments les plus prescrits et la liste présente un nombre plus réduit de médicaments, donc d’utilisation plus facile pour les prescripteurs et les pharmaciens. Ainsi, pour les assurés INAM, cette liste permet d’avoir des médicaments non seulement de qualité, mais, avec un reste à charge très réduite. Ce qu’ils auront à payer est plus réduit par rapport à l’actuelle liste en cours. Je peux dire que plus de 52% des médicaments ont leur base de remboursement égale au prix de vente en pharmacie, même supérieur à ce prix », a précisé Dr AMOUSSOU.

Selon le Chef département contrôle médical et qualité des soins de l’INAM, il s’agira désormais de privilégier et de délivrer les médicaments les plus efficaces qui répondent au besoin en santé de la population, mais également, de rendre accessibles les médicaments avec une réduction « drastique » du reste à payer pour les bénéficiaires, ceci dans le but de pérenniser le régime d’assurance maladie.

A ce titre, a-t-il poursuivi, ce nouvel outil de l’INAM simplifie les bases de remboursement, allège les procédures de prise en charge et facilite la substitution des médicaments en pharmacie.

Afin d’assurer sa réussite, l’institution dirigée par Myriam Dossou d’Almeida invite d’ores et déjà chaque acteur à jouer sa partition.

« C’est une liste bien élaborée puisqu’elle permet de satisfaire, et les prescripteurs et les bénéficiaires, mais aussi l’INAM qui est le gestionnaire du régime d’assurance maladie. Mais pour cela, chacun aura sa partition à jouer. Donc, à l’INAM, nous allons suivre la liste et détecter tout dysfonctionnement dans son utilisation pour proposer des solutions. Pour les pharmaciens, ils doivent assurer la disponibilité continue des médicaments de la liste et chercher surtout à rendre disponible ceux dont le prix est inférieur ou égal au prix base de remboursement notamment le prix référentiel et si le reste à payer pour l’assuré est élevé, ou si le médicament prescrit n’est pas disponible, les pharmaciens doivent substituer le médicament par un autre équivalent. Pour les prescripteurs, il faut qu’ils acceptent que les médicaments de même composition se vaillent même s’il s’agit de générique. Prescrire un médicament dont le prix est proche du prix référentiel, non seulement, garantie son achat, mais n’appauvrit pas le patient. Pour les bénéficiaires, ils doivent connaître et user de leurs droits de demander lors d’une prescription, ou d’une dispensation en pharmacie, le moins-disant en coût », exhortent les responsables de l’INAM.

Il faut noter que le taux de prise en charge des prestations de l’INAM (médicaments et actes médicaux) est de 80% ; il s’applique sur le prix base de remboursement, c’est-à-dire le prix référentiel fixé.

Raphaël A. (+22892060703).

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