Développement à la Base : La Ministre Myriam Dossou d’Almeida à la rencontre des bénéficiaires des programmes et projets de son département

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©AfreePress-(Lomé, le 16 décembre 2020)- Le Ministre du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Myriam Dossou-d’Almeida a effectué du 24 novembre au 4 décembre 2020, une tournée de supervision dans plusieurs localités du pays. Tournée au cours de laquelle elle a eu à rencontrer les bénéficiaires des programmes, projets et ouvrages sociocommunautaires exécutés par son département au bénéfice des populations togolaises. Elle a saisi cette occasion pour recueillir les préoccupations des populations rencontrées dans le but d’améliorer les interventions de son département.

 

Au cours de cette tournée, la délégation ministérielle a visité plusieurs localités de notre pays.

 

Dans la préfecture de Kpélé (environ 167 km au nord-ouest de Lomé) où elle s’est rendue avec sa délégation, la ministre Myriam Dossou-d’Almeida a rencontré la coopérative des jeunes entrepreneurs ‘’Lonlongno de Mama Copé’’.

 

Dénommée « SCOOPS LOLONGNO », cette coopérative, structurée grâce à l’appui du Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ), est constituée de 142 jeunes issus de 18 villages de la préfecture de Kpélé.

 

Au cours de sa visite, Mme Myriam Dossou-d’Almeida, qui était accompagnée pour la circonstance, de Mme Sahouda GBADAMASSI-MIVEDOR, Directrice Générale du FAIEJ, a échangé avec les membres de la coopérative « SCOOPS LOLONGNO » sur les objectifs fixés pour la campagne agricole 2020.

 

« Le FAIEJ dans ses interventions a deux types de guichets. Le guichet technique et le guichet financier. Au niveau de ‘’SCOOPS LOLONGNO’’, nous avons appuyé les producteurs ou les exploitants agricoles pour la structuration de leurs entreprises agricoles sur une approche coopérative. Sur le guichet financier, nous avons facilité l’accès aux financements de ces producteurs agricoles en travaillant avec notre partenaire (microfinance) de mise en œuvre du dispositif FAIEJ dans la région. Ainsi, le crédit jeune entrepreneur à 4,5% a été mis en œuvre et ils ont tous bénéficié d’un crédit moyen de 390 000 F CFA soit, environ 51 000 000 F CFA débloqués pour tous les bénéficiaires », a laissé entendre Mme Sahouda GBADAMASSI-MIVEDOR.

 

L’approche coopérative mise en œuvre par le FAIEJ avec les producteurs de soja de Kpélé a permis, pour la campagne 2020, d’emblaver une superficie totale de 264,5 ha, avec une production moyenne estimée à 396,7 tonnes. Une réussite saluée par les visiteurs.

« Nous insistons sur l’approche coopérative parce qu’il ne s’agit pas de mettre juste en place une coopérative. Mais il s’agit d’identifier, de former, d’organiser la coopérative d’une part, d’appuyer les itinéraires techniques de production, de les valider et de les accompagner pendant ces productions à surmonter toutes les difficultés d’ordre technique, et d’autre part, de les accompagner à identifier un marché qui valorise leurs productions. Il s’agit donc à terme, de faire de ces jeunes exploitants agricoles, des promoteurs de grandes entreprises et de vrais acteurs de développement économique. L’importance de l’individuel dans le collectif, c’est que chacun est responsable de son exploitation agricole, mais mutualise les ressources de production et les ressources humaines. Ainsi ils constituent ensemble, une force qui peut agir sur le marché. Il est important de souligner que ces accompagnements se font à l’aide d’un outil qui a été mis en place, c’est-à-dire l’étude des avantages comparatifs et compétitifs de chaque région économique du pays. Ce n’est pas de l’accompagnement au hasard, mais nous avons un l’outil d’aide à la décision. De l’autre côté, nous avons une boîte à outils de promotion de la formation en entrepreneuriat coopératif… Ce mécanisme permet de minimiser les crédits et permet aux bénéficiaires de se professionnaliser », a expliqué la DG du FAIEJ.

 

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La délégation conduite par Mme la Ministre en charge de la Jeunesse et de l’Emploi, a aussi visité les structures bénéficiaires du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’insertion des Jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP).

 

Respectivement, les promoteurs d’Agrokom, de la Nouvelle société de commercialisation de produits agroalimentaires (NSCPA) et de Gold Food Africa, trois PME agro-industrielles ont présenté à la Ministre, les objectifs qu’ils se sont assignés pour la campagne 2020-2021.

 

L’entreprise « Agrokom Sarl », spécialisée dans la transformation du soja en huile et tourteaux et qui exporte également le soja biologique, envisage de produire 12 000 tonnes de soja bio pour le compte de la campagne 2020-2021.

 

Pour atteindre cet objectif, l’entreprise dirigée par Komlan Yaovi Daniel, recherche un crédit de 1 000 000 000 F CFA pour un chiffre d’affaires de 3 405 750 000 F CFA.

 

De son côté, Gold Food Africa, entreprise spécialisée dans la transformation des produits locaux, notamment les céréales, le manioc et autres farines dérivées, projette pour la campagne 2020-2021, de réaliser 1500 tonnes de produits finis avec un chiffre d’affaires attendu de 999 192 645 FCFA.

 

Au niveau de la NSCPA, on se réjouit de l’accompagnement du ministère du Développement à la Base à travers le programme PAEIJ-SP. « Le ministère a été avec nous sur tous les plans. Sur le plan financier, sur le plan technique, sur le plan même de l’accompagnement à la recherche du marché. Ils ont été un soutien permanent qui nous a permis de mettre en place une ligne d’extraction de l’amidon d’une capacité de 50 tonnes input. Nous comptons démarrer notre usine véritablement à compter du 15 janvier prochain », a confié OGNANKITAN Koffi Dodji, Directeur Général de cette entreprise.

 

La NSCPA, a ajouté son premier responsable, envisage une production de 5 500 tonnes de maïs, de soja et des dérivés de manioc au cours de l’exercice 2020-2021 avec un chiffre d’affaires de 1 760 000 000 F CFA.

 

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Mme Myriam Dossou-d’Almeida, a par ailleurs évoqué avec ces jeunes, les défis auxquels ils sont confrontés. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à les accompagner vers l’industrialisation afin d’accroître leur productivité et créer plus d’emplois.

 

Au total, 28 PME bénéficient de l’accompagnement du PAEIJ-SP depuis son lancement en 2016. Le projet a permis de créer 30 000 emplois directs et plus de 121 000 emplois temporaires.

 

La délégation a également visité une Unité de soins périphériques (USP) en cours de réhabilitation à Sara dans la préfecture de la Kozah (430 km au nord de Lomé) où est aussi mis en œuvre, le programme de transferts monétaires en faveur des familles les plus défavorisées. À Lama Tchamdè, toujours dans la préfecture de la Kozah et à Amoussimé, dans la préfecture de Yoto, la délégation ministérielle a touché du doigt l’effectivité du programme des cantines scolaires.

 

« Avant, il fallait parcourir plus de 24 km pour une femme enceinte avant d’accoucher de son bébé. Parfois, elles accouchent en chemin ou elles font des accidents ce qui compliquait leur état. C’est ce que vivaient aussi les élèves qui tombaient malades. Il leur fallait parcourir 24 km pour se faire soigner. Nous avons finalement fait une demande à la préfecture et nous avons été tirés au sort et cette USP nous a été offerte. Nous saluons le travail du ministre du Développement à la Base et le Chef de l’Etat tout en demandant qu’on nous construise un bloc laboratoire, une clôture et un apatam pour les malades », a indiqué à cette occasion, Adi Sondou, natif du milieu.

 

Il faut souligner que le village de Sara, où vivent 3.847 âmes, bénéficie aussi du projet de transferts monétaires. Un projet qui de l’avis de M. Sondou, a des effets positifs sur la vie des familles bénéficiaires.

 

À Lama Tchamdè, le programme des cantines scolaires a été salué et encouragé par la ministre. Dans ce village, le programme des cantines scolaires est mis en oeuvre grâce à des moyens mobilisés par les habitants eux-mêmes et avec le soutien des cadres du milieux. Kpola Komi, représentant des populations de Lama Tchamdè n’a pas manqué de relever les transformations positives que ce programme a eu dans son village et demande l’aide de l’Etat pour sa poursuite.

 

« C’est une joie pour nous, car nous avons souhaité depuis longtemps que les autorités du pays viennent toucher du doigt nos conditions de vie à Lama Tchamdè qui a une école créée dans les années 1976. Mais entre-temps, on a noté que l’effectif de l’école a chuté. Ceci s’explique par le déplacement massif des populations vers les endroits les plus favorables à la vie. L’inspection avait recommandé la fermeture de l’école à cause de la chute de l’effectif, mais les cadres, natifs du milieu ont pris l’engagement de résoudre le problème en trouvant des solutions à ce problème. Ils ont finalement initié les cantines scolaires communautaires et des champs communautaires et maintenant, les élèves ont repris en nombre la route de l’école. Nos moyens sont limités et nous voudrions de la ministre, que son département nous vienne en aide afin que le programme de cantine communautaire puisse se poursuivre. Notre village est très enclavé et nous voudrions aussi l’ouverture d’une piste devant désenclaver le village. Il y a aussi la question de l’eau. L’école est sans eau et nous attendons que le ministère nous vienne en aide aussi sur cette question », laissé entendre M. Kpola Komi.

Le programme des cantines scolaires est aussi exécuté dans le canton d’Amoussimé dans la préfecture de Yoto. Là-bas, élèves, parents d’élèves et enseignants ont donné de la voix et exprimé leur remerciement au gouvernement à travers le ministère du Développement à la Base.

 

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« Nous remercions le Chef de l’Etat et la ministre du Développement à la Base pour les cantines scolaires. Nous sommes contents et reconnaissants pour tout ce qu’ils font pour nous », a indiqué Adjavon Ayélé Isadora, élève à l’EPP à Amoussimé.

 

La ministre, dans son intervention, a tenu à assurer les populations de Lama Tchamdè, de Sara ou d’Amoussimé sur la poursuite des programmes dont ils sont les bénéficiaires. «Je suis venue, j’ai vu, je suis convaincue. Nous allons construire un Togo émergent, un Togo où aucun citoyen ne sera laissé au bord de la route. Cet engagement du Chef de l’Etat est permanent et a été traduit en action dans la politique de gouvernement de Mme le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé. Nul ne serait laissé au bord de la route. Des solutions vont être multipliées pour permettre à chaque Togolais de trouver son épanouissement et à chaque jeune, d’avoir des opportunités d’emploi et d’être épanouis dans la cité », a-t-elle insisté.

 

« Nous comptons sur les populations pour faire bon usage de cet outil qui permet aux enfants d’être plus fréquents à l’école, et surtout de ne pas revenir l’après-midi et faire la sieste en classe à cause de la faim. Votre contribution est importante sur tous les plans, mais sachez que le gouvernement va continuer à soutenir toutes ces actions pour une meilleure santé de ces enfants et pour l’épanouissement de toute la population. Le développement d’Amoussimé fait partie de l’engagement que nous avons pris », a-t-elle dit à la population d’Amoussimé.

 

Raphaël A. (+228 91 06 07 03)

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