Convocation du journaliste Ferdinand Ayité par le SCRIC : Indignation au PPT et au Parti des Togolais

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©AfreePress-(Lomé le 11 janvier 2021)-Le journaliste et Directeur de publication du bi-hebdomadaire « L’Alternative » a été convoqué à se présenter lundi 11 janvier 2021 devant le Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC), qui s’est ensuite rétracté. Cette convocation fait réagir le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) et le Parti des Togolais de Nathanaël Olympio.

Dans un communiqué rendu public dimanche 10 janvier, le PPT est monté au créneau pour dénoncer la démarche et rappeler au SCRIC que le travail de la presse au Togo est encadré par le Code de la presse et de la communication et non le Code pénal.

L’organisation dirigée par Isidore Attialo Akolor, dénonce une « intimidation » du SCRIC et estime que ce service qui dépend de la gendarmerie nationale, empiète sur les prérogatives de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

« Nulle part dans le Code de la presse et de la communication en vigueur, il n’est interdit aux journalistes de faire usage des nouveaux médias comme les blogs, Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram… qui sous d’autres cieux, sont une extension des médias traditionnels (presse écrite, radio et télévision) », indique le PPT dans son communiqué.

Cette organisation de défense des médias indique par ailleurs avoir remarqué une propension du SCRIC à vouloir appliquer aux journalistes, l’article 497 du Code pénal. Cela est attentatoire à la liberté de presse au Togo, condamne le PPT. « Ce faisant, le SCRIC se substitue et supplante la HAAC dans ses prérogatives. Seule la HAAC est habilitée à réguler la presse togolaise. Point n’est besoin de rappeler au SCRIC le principe sacrosaint selon lequel : le particulier prime sur le général. En cas de délit de presse, le Code de la presse et de la communication prime sur le Code pénal », insiste le PPT.

Le Patronat voit dans cette intruision du SCRIC dans le champ des médias, une envie de museler les journalistes. « Halte aux méthodes ubuesques du SCRIC qui portent atteinte à la liberté de presse au Togo », s’offusque Isidore Sassou Attialo.

Un autre son de cloche, est venu du Parti des Togolais de Nathaniel Olympio. Celui-ci estime que « tous ces assauts répétés contre les médias privés du pays montrent à suffisance que la liberté de presse et d’expression est en danger au Togo ».

« Les assauts répétés que l’on observe sur les médias, tout cela montre qu’on veut museler la presse, qu’on veut empêcher les gens de porter des critiques, de sortir les travers de la République. Or, au Togo, il y a des choses qui sentent mauvais. Et il faut bien que quelqu’un fasse ce travail pour faire remonter tout cela au vu et au su de la population », argumente Nathaniel Olympio.

Olivier A.

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