8 ans après l’incendie du Grand marché de Lomé : Les victimes attendent toujours la reconstruction

383 0

©AfreePress-(Lomé, le 12 janvier 2021) -12 janvier 2012-12 janvier 2021. Cela fait huit (8) ans jour pour jour, qu’un incendie a ravagé le principal bâtiment du Grand marché de Lomé, emportant dans ses flammes, des milliards de F CFA de marchandises et des biens de plusieurs commerçants et commerçantes de ce marché.

Huit ans après, les revendeurs et revendeuses de ce marché se rappellent de ce triste jour. Pour commémorer cette date et se rappeler aux bons souvenirs des autorités togolaises, les commerçants et commerçantes victimes de ce drame ont demandé une prière mardi dernier dans une église de Lomé. Rencontre au cours de laquelle elles ont demandé la grâce et l’accompagnement de Dieu sur leur vie, afin que les choses se normalisent et qu’ils reprennent leurs activités.

« Nous commémorons chaque année cet événement par une messe. Pour cette année, nous avons voulu marquer cet événement d’un cachet spécial en demandant encore une fois, un office religieux. Nous voulons par ceci, exprimer notre amertume parce que cela fait déjà 8 ans que le drame a eu lieu. Plusieurs personnes sont décédées. Mais ce n’est pas seulement une mort physique, c’est aussi une mort sur tous les plans. Nous avons en un mot, tout perdu. Nous lançons un cri de détresse à l’endroit des autorités afin que le marché soit reconstruit. Nous avons dernièrement été reçus par notre nouveau Premier ministre qui nous bien accueillis. Nous croyons vraiment qu’elle va travailler sur ce dossier et faire en sorte que les travaux de reconstruction du marché démarrent vite », a confié à la presse, Edwige Sant’Anna Atayi, présidente de l’Association professionnelle des revendeuses de tissu wax hollandais.

Lire Aussi :   Faure Gnassingbé: "Jerry John Rawlings was a great patriot and a man of action"

Elle déplore le manque de moyens qui ne leur permet pas de reprendre au mieux leur commerce et le taux d’intérêt trop élevé au niveau des banques. Ce qui ne leur permet pas de s’en sortir. « Nous sommes parfois obligées d’aller négocier des prêts auprès des banques de la place. Mais ces banques nous font ces prêts à des taux d’intérêt très élevés. Cela dépasse largement les bénéfices que nous nous faisons. Ce qui fait que nous n’’arrivons toujours pas à s’en sortir », a-t-elle ajouté.

Cette situation, a poursuivi la présidente de l’Association professionnelle des revendeuses de tissu wax hollandais, a été aggravée par l’apparition de la Covid-19 qui, selon elle, a mis à mal les affaires. « Nos marchandises sont toutes restées dans les boutiques et nous n’arrivons pas à les vendre alors que nous avons des familles à nourrir. Nous supplions vraiment les premiers responsables de notre pays et nous les appelons à nous venir en aide », a-t-elle crié à l’endroit du gouvernement.

A.Y.

Articles en relation

× AfreeWazapNews, des questions ?