Litige foncier entre Akposso et Akébou : Une opération de démarcation des limites, lancée

366 0

©AfreePress-(Lomé, le 19 février 2021)-Une opération de démarcation des limites des terres des peuples voisins Akposso et Akébou a démarré, mardi 16 février 2021 sur la rivière Kounté », a appris l’Agence de presse AfreePress.

Ce projet qui cible surtout les cantons de Klabè-Efoukpa et Klabè-Adapé dans la préfecture de Wawa a pour objectif d’amener les habitants à se conformer à la décision rendue publique par le Tribunal de Badou le 16 septembre 1971.

Ce jugement avait été pris pour mettre fin à un litige foncier opposant les deux peuples. Bien que l’affaire soit tranchée en 1971, le conflit est demeuré jusqu’aujourd’hui. A chaque début de saisons agricoles, les deux peuples se lancent dans de violents conflits. Une situation inquiétante qui amène les autorités judiciaires à mener cette opération de démarcation des limites avec des objets bien visibles.

Au cours du lancement des travaux, le président du tribunal de Badou, M. Abina Mémessilé et le juge d’instruction, Aménoudo Joseph ont lu et expliqué aux deux parties (Akposso et Akébou) l’esprit de cette décision du tribunal en date du 16 septembre 1971 et les modalités de son application.

Les deux autorités judiciaires ont précisé que la délégation n’est pas là pour rendre une autre décision de justice, mais pour faire respecter et appliquer les recommandations de l’ancienne décision et ceci, dans le souci d’établir la concorde et la cohésion sociale entre les peuples frères, Akposso et Akébou.

La démarche est saluée par le préfet d’Akébou et son homologue de Wawa, que sont respectivement, Yovo Koffi-Kuma et Soménou Atsu. Ceux-ci ont de leur côté, profité de cette occasion pour insister devant leurs administrés, sur les notions de paix et de cohésion sociale prônées par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Pour rappel, il ressort de la décision de justice de 1971 que : « Les champs de cafetiers et de cacaoyers réalisés par chacune des parties leur restent propres (en pleine propriété fructus, usus abusus), que les champs de cultures vivrières réalisées doivent être évacués aussitôt la récolte de la saison faite, que la parcelle comprise entre les limites équivoques non matérialisées par le jugement en date du 1er juillet 1954, et le fleuve Obéka (Kounté) sera partagée par moitié entre les deux parties en conflit ».

Anika A. (+22891024439)

Lire Aussi :   Décès d’Ampah Gabriel Johnson : Faure Gnassingbé pleure un grand universitaire

Articles en relation

× AfreeWazapNews, des questions ?