Wemkele MENE, Secrétaire Général de la ZLECAF : « En matière d’infrastructures, le Togo est au niveau de Dubaï ou de Singapour »

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©AfreePress-(Lomé, 28 février 2021)- Le Secrétaire Général de la ‘’Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF)’’, Wemkele MENE, arrivé à Lomé jeudi 25 février 2021, a échangé avec le secteur privé togolais vendredi 26 février 2021. Ces échanges ont porté sur les avantages de cette zone de libre-échange pour les opérateurs économiques togolais et le commerce intra-africain.

La rencontre s’est tenue en présence du ministre du Commerce, de l’industrie et de la consommation locale, Kodjo Adédzé, du président du Conseil National du Patronat Togolais, Laurent Tamegnon et de plusieurs autres personnalités du monde économique et des affaires.

À cette occasion, le président du Conseil National du Patronat Togolais, n’a pas caché son souhait de voir cette zone qui est mise en place par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, devenir un véritable outil de facilitation des échanges commerciaux en Afrique et de croissance du commerce intra-africain.

« Vous avez eu l’opportunité de visiter notre port qui est l’un des meilleurs de la sous-région, ainsi que l’aéroport de Lomé. Le Togo a tout ce qu’il faut pour que les opérateurs économiques africains transportent leurs marchandises à partir du Togo ou y viennent faire des affaires. Le Togo est d’ailleurs prêt, nos douanes sont déjà prêtes à cela », a insisté le président du Conseil national du patronat togolais.

Des propos fortement appuyés par le ministre Kodjo Adedze, qui dans son mot de circonstances, a fait savoir que son pays est prêt à jouer son rôle de moteur de croissance de l’économie africaine et de créateur d’emplois. « Pendant longtemps, nous avons exporté vers les pays du Nord nos matières premières. Il est désormais temps que nous puissions créer autour de nos matières premières, des chaînes de valeur en développant notre industrie. Le Togo mise sur l’agro-industrie. Il est question que le coton récolté en Afrique ne parte plus en Europe de façon brute. Nous croyons en nos forces pour y parvenir et la ZLECAF qui a été voulue par nos chefs d’État de l’Union africaine, vient nous réconforter dans notre vision », a laissé entendre le ministre togolais du commerce togolais.

L’ambition de la ZLECAF, c’est de pouvoir transformer les matières premières en Afrique et booster le commerce intra-africain qui est de 15% aujourd’hui. Il faut le porter à un taux de plus de 90%. Le Togo n’est pas une petite nation en matière de commerce même s’il est petit en dimension, a-t-il martelé.

« J’ai eu l’occasion de visiter le port autonome de Lomé dès mon arrivée au Togo. J’avais reçu quelques informations sur le travail de qualité qui se fait au Togo. Cependant, ce que j’ai vu moi-même sur le terrain, m’a agréablement surpris. Sur le plan des infrastructures qui facilitent les échanges et le commerce, le Togo est au niveau de Dubaï ou de Singapour. Vous êtes déjà compétitif et vous pouvez en être fiers puisque ce que vous avez réalisé au Togo en termes d’infrastructures, répond parfaitement aux idéaux et objectifs de la ZLECAF », a dit son côté, le Secrétaire Général de la ZLECAF, Wemkele MENE.

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Ce dernier s’est désolé de voir que l’Afrique continue àrépéter le modèle économique hérité de l’époque coloniale qui consiste à exporter ses matières premières sans les transformer au préalable. Comment faire pour que ce grand marché de consommateurs qu’est l’Afrique, puisse profiter aux Africains et se libérer du modèle économique hérité de la colonisation ?

« Nous voulons que dans les 15 années à venir, plus de 97% des produits africains soient produits sur le continent et échangés entre les nations Africaines », a-t-il laissé entendre.

La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA, ZLEC ou Zlecaf), est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper à terme, la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des États sahélo-sahariens.

Les objectifs de la ZLECAf c’est d’ériger l’Afrique en une zone de libre-échange qui profiterait à l’ensemble des Etats africains qui en sont membres. Par zone de libre-échange, on entend que les personnes pourront librement circuler d’un pays à l’autre, de même que les capitaux et les biens, comme cela est possible au sein de l’Espace économique européen (EEE). Les Etats africains avaient le choix entre un accord similaire au défunt ALENA (l’accord entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada) et à celui de l’Union européenne (UE). C’est ce dernier qu’ils ont retenu.

À terme, le projet entend intégrer l’ensemble des 55 États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange.

Olivier A.

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