GST-Mali : La réunion de Lomé entérine la dissolution de la Commission Nationale électorale Indépendante

282 0

©AfreePress-(Lomé, le 9 mars 2021)- La deuxième réunion du Groupe de suivi et de Suivi de la Transition au Mali (GST-Mali), démarrée lundi 8 mars 2021 à Lomé, s’est achevée sur une note de satisfaction.

Les travaux de cette rencontre officiellement lancés dans la matinée du lundi 8 mars 2021 par le Président de la République, Faure Essozimna GNASSINGBE, a connu la participation du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, du Commissaire aux affaires politiques de l’UA, Minata Samaté Cessouma, de Mme Shirley Ayorkor Botchway, Présidente en exercice du Conseil des ministres de la CEDEAO, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies, Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, des Ministres des Affaires Etrangères du Mali, du Ghana, de l’Algérie, du Togo et du Secrétaire Permanent du G5 Sahel et de plusieurs autres personnalités.

Cette rencontre de haut niveau, a offert l’occasion au ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Mali et aux autres membres, de faire l’état des lieux de l’évolution du processus de transition en cours au Mali. Le ministre malien est essentiellement revenu sur les avancées réalisées dans les réformes politiques et institutionnelles, l’état de préparation des élections générales de 2022, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, la situation économique, la situation humanitaire ainsi que les défis liés aux questions de défense et de sécurité, informe un communiqué ayant sanctionné les travaux de Lomé.

« Les participants ont pris note avec satisfaction des avancées enregistrées depuis la réunion inaugurale du GST-Mali tenue le 30 novembre 2020 à Bamako dont certaines recommandations ont déjà été mises en œuvre, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte de la Transition. À cet égard, ils se sont félicités du parachèvement de la mise en place des organes de la Transition à travers la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) dont le rôle est crucial pour l’adoption des réformes attendues. Le fonctionnement de l’ensemble des organes de la Transition est un gage non-négligeable de la réussite du processus en cours », poursuit le communiqué.

À Lomé, les acteurs ont aussi apprécié et salué les efforts en cours au sein de la classe politique malienne pour relever les défis de la Transition. Ils ont par la même occasion, souligné la nécessité pour les parties prenantes maliennes de maintenir et consolider l’espace de dialogue et de concertation pour la préservation de l’esprit de consensus dans la conduite de la Transition, en vue d’aboutir à des Réformes hardies et à des élections apaisées.

Lire Aussi :   Disqualification du Togo au Tournoi de l’UFOA-B U-17 : La FTF promet des actions

« Sur la préparation des élections, les participants ont pris note des initiatives du Gouvernement, notamment la création d’une Cellule d’appui au processus électoral qui dispose d’un espace politique de concertation ouvert à l’ensemble de la classe politique. Ils ont exhorté l’ensemble des acteurs du processus électoral à faire de cet outil un véritable cadre de dialogue pour la recherche du consensus sur les réformes électorales à mettre en œuvre dans la perspective des élections de 2022. Ils ont également noté la décision des autorités de la Transition de dissoudre, conformément à la loi, la Commission Nationale électorale Indépendante (CENI) dont le mandat des membres était arrivé à terme, et attendent avec un grand intérêt la mise en place du dispositif organique définitif de gestion des prochaines élections ainsi que la finalisation consensuelle d’un chronogramme pour les futures échéances électorales », rappelle le communiqué.

Sur le plan sécuritaire, les participants n’ont pas manqué d’exprimer leurs préoccupations face aux risques que pourront engendrer les mouvements sociaux déclenchés par plusieurs syndicats et corporations dans divers secteurs de la vie socioéconomique du pays, malgré la signature le 05 février dernier d’un accord avec l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). Ils ont lancé un pressant appel à l’ensemble des parties prenantes à privilégier le dialogue et le compromis afin d’apaiser le climat social.

Les participants ont en outre rappelé lors des débats, la nécessité pour l’ensemble des forces vives de la nation malienne de contribuer à la réussite de la Transition compte tenu de la délicatesse de cette période. Ils ont aussi insisté sur l’impératif du respect scrupuleux du délai de 18 mois prévus par la Charte de la Transition », poursuit le communiqué final.

Pour rappel, la 3e réunion du Groupe de suivi et de la transition aura lieu au mois de juin 2021 à Bamako, à une date qui sera fixée par voie de consultation.

Raphaël A.

Articles en relation

× AfreeWazapNews, des questions ?