CONAPP : « La SEMAINE DE LA PRESSE » présentée et expliquée par Arimiyao TCHAGNAO

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©AfreePress-(Lomé, 26 avril 2021)- La première édition de l’événement : « Semaine de la presse » du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), c’est du 26 avril au 03 mai 2021 à Lomé.

 

Les Journées Portes Ouvertes de la Presse Togolaise ont été imaginées afin d’ouvrir le monde des médias aux personnes extérieures afin de permettre aux consommateurs des produits de la presse, de faire la découverte des réalités de ce secteur d’activité, d’aller au contact des professionnels des médias et de mettre la lumière sur les réalités des professionnels de la presse.

 

Après 7 éditions, la Semaine de la presse va succéder aux Journées Portes Ouvertes de la Presse. Il est apparu nécessaire, selon les explications fournies par le CONAPP, de revisiter le concept des JPO de la presse afin de l’adapter aux mutations nouvelles, à l’évolution du temps et de l’environnement local et mondial.

 

Il est inscrit au menu de cette semaine, qui débute lundi 26 avril 2021, plusieurs activités dont une table-ronde inaugurale placée sous le thème : « La presse face aux défis présents et futurs », et une rencontre entre les organisations professionnelles des médias et les attachés de presse des institutions et sociétés de la place. L’objectif étant de discuter de leur partenariat et revoir les bases de leur collaboration.

 

Dans cette interview accordée à l’Agence de presse AfreePress, le président du CONAPP revient en détails sur cet événement et les raisons qui l’ont motivé. Lisez plutôt.

 

Président bonjour. A la 7eme édition des JPO à Dapaong, vous aviez solennellement annoncé la SEMAINE DE LA PRESSE qui sera désormais la nouvelle marque du CONAPP et qui remplace les Journées portes ouvertes. Les semaines écoulées, vous aviez réitéré dans une interview et aviez précisé que la 1ere édition de ce grand événement aura lieu du 26 avril au 3 mai 2021. Dites-nous ce qui va se passer ?

 

Arimiyao TCHAGNAO : Merci pour l’intérêt que vous prêtez à nos activités en nous donnant cette opportunité pour parler de ce nouveau concept. Comme vous pouvez le savoir, les Journées Portes ouvertes de la presse ont pratiquement comblé nos attentes. Nous avons pu une fois à la tête de la plus grande et plus représentative Organisation patronale des journalistes de notre pays, hérité des 4 premières éditions qui se sont tour à tour, déroulées à Lomé, la capitale.

 

Pour nous, le Togo ne se limite pas qu’à Lomé et il faut porter les JPO au reste des Togolais. Dieu merci, nous avons pu célébrer les journées portes ouvertes dans les régions Centrale, de la Kara et des Savanes pour le compte des 5ème, 6ème et 7eme éditions.

 

Aujourd’hui, il est plus que clair que nous ne devrons plus continuer pour parler tout le temps du même concept qui risque d’agacer nos concitoyens. C’est ainsi qu’ensemble, avec le bureau, nous avons jugé utile de lancer quelque chose de plus fort, de plus rassembleur qui s’expérimente d’ailleurs dans d’autres pays. Ce concept, c’est la SEMAINE DE LA PRESSE. Nous avons souvent pris du temps pour traiter du quotidien d’autres corps de métier, travailler à l’amélioration de leur condition de vie, mais jamais nous ne consacrons pas du temps pour parler de nous. La SEMAINE DE LA PRESSE va donc être l’ultime occasion dorénavant qui va ressembler les professionnels des médias ainsi que tous les acteurs pour plancher sur ce qui a marché de même que sur ce qui n’a pu marcher, puis de poser de nouvelles bases pour une amélioration du travail aussi bien que des conditions des journalistes.

 

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Que va-t-il se passer alors Président ?

 

Arimiyao TCHAGNAO : Pour célébrer cette toute première édition, nous avons vraiment eu de grandes ambitions. Malheureusement, la pandémie au coronavirus nous impose et nous dicte ses lois. Tout le monde sait à quel degré ce mal a impacté les économies de toutes les nations. C’est donc clair qu’à des projets ambitieux, il faut des lourds moyens.

 

Ce volet n’a pu marcher comme nous le souhaitons. Au départ, nous avons retenu 13 actions fortes à mener à l’occasion que nous appelons les 13 plus de la SEMAINE DE LA PRESSE.

 

Par rapport aux difficultés dont nous vous faisons cas, nous sommes amenés à privilégier certaines pour marquer l’événement. Nous restons positifs pour ce qui concerne l’avenir de ce concept que nous sommes aujourd’hui en train de dédier à tous les amis. Nous savons qu’il rentrera dans l’histoire et sera chaque année, l’occasion pour les professionnels des médias de se retrouver, de se parler et de relancer avec brio ce qui doit être de grandes garanties de réussite pour le secteur. Nous trouvons cependant utiles, de porter à la connaissance des Togolais, ce que nous avions retenu pour cette première édition comme activités.

 

Ces points ont chacun un impact positif sur l’avenir du métier aussi bien pour les professionnels eux-mêmes, que pour les gouvernants.

 

Il s’agit d’une rencontre d’échanges entre les organisations professionnelles de la presse, avec la HAAC et le ministère de la Communication et des médias. Il va être question de se parler franchement et de se donner des orientations pour une meilleure collaboration.

 

Les journalistes et les forces de l’ordre et de sécurité devraient se rencontrer, se parler et se découvrir mutuellement afin que les malentendus souvent rencontrés sur les lieux de travail connaissent une fin.

 

Les organisations professionnelles des médias et les principaux partenaires en développement du Togo (SYSTEME DES NATIONS UNIES, UE, AMBASSADES) devraient eux aussi échanger sur leurs domaines d’action et d’interventions. La presse aurait l’opportunité de cerner au mieux leur fonctionnement et les deux parties identifieront des domaines de partenariat.

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Les médias et les représentants des sociétés d’État, para-étatiques et privées se rencontrent à l’occasion de cette semaine pour parler à cœur ouvert. Des temps d’antenne et des espaces seront offerts gratuitement à ces organisations dans les journaux et sur les radios et télévisions pour leur permettre de parler de leurs activités et vanter leurs produits et services. Cette rencontre devra permettre à la presse de discuter de partenariat avec ces institutions pour celles qui en ont besoin.

 

Nous avions également prévu que des journalistes un peu plus expérimentés échangent avec les jeunes étudiants apprenants du métier de journalisme et leur permettent de s’imprégner des réalités de leur futur métier. Ceux-ci possèdent désormais les rouages du métier et sont préparés pour de bonnes prestations, une fois sur le terrain. Il y a également une table-ronde qui sera organisé au cours de cette semaine. Cette rencontre va réunir des patrons des médias togolais et des journalistes sur le nouveau code de la presse et ses implications. Il s’agira d’attirer une fois de plus, l’attention des confrères sur le respect scrupuleux de cette bible du métier afin d’avoir une presse plus responsable et crédible.

 

Nous prévoyons aussi des sessions de formation des patrons de presse axées sur le management, la gestion et le devenir d’une société de presse conformément au nouveau code de la presse et de la communication. Ici, des experts nous orienteront sur comment vendre nos produits, comment asseoir une messagerie fiable pour la distribution de ces derniers.

 

Nous aurons aussi une rencontre entre les journalistes togolais et des responsables d’organisations professionnelles des médias du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal pour un partage d’expériences. La partie togolaise va apprendre des réalités et expériences extérieures et vice-versa. L’idée, c’est d’amener les confrères du Togo à découvrir que sur le plan juridique, nous sommes plus protégés que partout ailleurs avec de meilleurs textes. Les journalistes et patrons vont profiter de l’occasion pour parler avec les directeurs, conseillers et chargés de communication des sociétés et institutions de la place pour parvenir à raffermir leurs relations. Il va s’agir ici de se frayer des chemins pour avoir un accès facile aux informations évitant ainsi les dérapages.

 

Nous avons également prévu au titre de cette journée, une rencontre entre les professionnels des médias pour un raffermissement les relations entre les deux corps de métier.

 

Les principaux documents de travail des médias togolais vont être imprimés et distribués aux professionnels des médias, étudiants en journalisme et au public (Code de la presse et de la communication, Code de l’éthique et de la déontologie).

 

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À la fin, les journalistes et leurs partenaires vont se retrouver autour d’un dîner le 3 mai pour marquer la journée internationale de la liberté d’expression qui consacre également la fin de la semaine de la presse. Voilà un peu les points qui nous ont paru importants pour cette édition.

 

Aujourd’hui, 26 avril 2021, nous avons la cérémonie de lancement officielle suivie qui sera d’une conférence inaugurale. Nous savons compter sur l’engagement de nous tous pour une mobilisation digne de ce nom, mais surtout dans le respect strict des mesures barrières.

 

Le jeudi prochain, nous aurons une rencontre d’échanges et de travail avec tous les chargés de communication des institutions du pays. Il sera créé à la fin, une plateforme professionnelle qui facilite la collaboration entre les deux.

 

Le vendredi 30 avril, ce sera l’occasion d’une table-ronde entre les différentes organisations professionnelles du pays en présence d’une délégation du Patronat béninois. Cette rencontre permettra des échanges d’expériences entre la presse togolaise et béninoise.

 

Pour nous au CONAPP, le nouveau code nous impose une formalisation. Nous sommes appelés à muter de notre état informel vers des sociétés de presse. Cela s’entend que véritablement, nous allons dorénavant nous comporter comme de véritables employeurs pourvoyeurs d’emplois. Comme tel, nous aurons bientôt des contraintes bon gré mal gré. Nous aurons désormais un organigramme bien structuré avec de vrais employés que nous déclarerons. Le gouvernement nous a certes donné un moratoire de 3 ans pour le faire. Mais nous comptons actuellement quelques mois pour boucler les trois (3) ans.

 

Au CONAPP, nous nous sommes engagés à signer enfin la convention collective avec les syndicats, mais à titre conservatoire, le temps que le moratoire prenne fin. Cette signature va créer une conscience chez les patrons qui devraient commencer par se préparer à s’accommoder aux nouvelles futures exigences. La signature se fera le 3 mai, journée internationale de la liberté d’expression juste à la suite de la lecture du rapport annuel des libertés par l’Observatoire Togolais des Médias (OTM).

 

Nous avons envisagé également et pour clôturer la fête, un dîner avec les partenaires dans la soirée. Durant la semaine, nous avons pris la mesure afin que presque toutes les émissions radio et télé prennent en compte la semaine de la presse. Bref que les journalistes parlent d’eux, de leur métier, de ce qui va et ne va pas.

 

Avez-vous les moyens pour cette politique que vous annoncez ?

 

Nous sommes croyants et avons foi en tout ce que nous engageons. Nous ferons avec les moyens de bord et nous, disons que les partenaires nous comprendront et appuieront. Notre fierté reste grande, car nous savons que ce concept même célébré dans la sobriété aujourd’hui aura une grande obédience demain.

 

Merci.

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