Santé : Cris de détresse des personnes atteintes du diabète et autres maladies non-transmissibles

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©AfreePress-(Lomé, le 8 septembre 2021)-Le gouvernement est une fois encore, appelé à la rescousse afin d’agir pour le renforcement des initiatives de lutte contre les maladies non-transmissibles (MNT).

C’est la ‘’Coalition des OSC et associations contre les maladies non-transmissibles’’, qui continuent de pousser ce cri de détresse à cause de la situation des personnes atteintes des Maladies non transmissibles en termes surtout, de leurs difficultés économiques.

« Il faut que l’Etat nous aide davantage. Les MNT constituent un lourd fardeau non seulement pour les victimes, mais aussi pour leurs familles et l’économie nationale. Parce que, si nous prenons par exemple quelqu’un qui souffre du diabète ou de l’hypertension, ses soins demandent beaucoup de moyens financiers. Les produits sont chers alors que ce sont des soins que l’on fait régulièrement », a expliqué Nimon Bézéwé, président de cette Coalition qui était face à la presse, mercredi 08 septembre 2021 à Lomé.

Les témoignages sont alarmants et les victimes de ces maladies, surtout les jeunes diabétiques disent être à bout de souffle.

« C’est depuis 2013 que j’ai été détecté diabétique. À l’époque, j’étais à l’Université de Kara. Mais, compte tenu de la maladie, mes parents ont exigé que je revienne à Lomé. Parce qu’à Kara, il n’y avait pas de spécialistes pour ma prise en charge. Donc j’ai dû abandonner mes études à Kara pour revenir à Lomé. L’année a été chamboulée pour moi. Ça fait mal et c’est comme ça que plusieurs personnes quittent des milieux reculés pour venir à Lomé avant de se faire soigner en cas des MNT. Nous demandons humblement à l’Etat de revoir ce côté pour nous aider en mettant en place des unités de prise en charge dans chaque coin du pays », a laissé entendre, Djibo Nazif un jeune homme de 25 ans, souffrant du diabète.

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L’autre aspect de la chose que déplorent les victimes de ces maladies, est relatif au prix trop élevé des médicaments.

« Je suis sous traitement d’insuline et c’est un produit qui coûte cher. Les deux flacons de ce produit sont vendus presqu’à 9000 francs CFA. Et ceci ajouté à la bandelette qui coûte 25 000 F. C’est avec ces produits qu’on fait le test de glycémie (au moins trois fois par jour) et il faut aussi vérifier l’état de nos reins, nos yeux, etc. Je sollicite l’Etat qu’il subventionne le prix de ces produits. Sinon, pour faute de moyens, la plupart des gens succombent », a témoigné pour sa part, Noglo Conceline aussi victime de diabète.

Outre l’action de l’Etat, la population est également invitée à faire preuve de rigueur dans la prévention de ces MNT qui sont entre autres, l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer, l’obésité, les accidents vasculaires cardiaques ou cérébraux. Dans cette optique, il est conseillé aux uns et aux autres de consommer des produits bios et d’éviter la consommation des éleveurs de saveurs.

Il faut souligner que cette rencontre avec la presse a été organisée dans le cadre la « semaine mondiale d’action contre les MNT ». Un événement organisé en début du mois de septembre de chaque année.

Particulièrement pour cette année, la Coalition des OSC et associations contre les maladies non-transmissibles, annonce le lancement d’une charte à l’endroit des nations unies pour un appel à mobiliser davantage d’efforts en faveur de l’amélioration de la santé à travers la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles.
Anika A. (+22891024439)

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