Assemblée nationale : Le Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle 2022-2024 passé au peigne fin

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©AfreePress-(Lomé, le 1er octobre 2021)-La quatrième séance de la deuxième session ordinaire de l’année 2021, a été consacrée par l’Assemblée nationale au Débat d’orientation budgétaire (DOB) des grandes lignes du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP 2022-2024).

Objectif, travailler en amont sur l’examen de la loi de finances 2022, sur les conditions, les outils et les moyens qui facilitent la soutenabilité à moyen terme des finances publiques.

L’exercice a permis aux députés d’apporter des observations visant à mieux définir le cadrage macroéconomique et budgétaire permettant d’améliorer les pratiques et les procédures d’élaboration et d’adoption du budget de l’État.

Institué par la loi organique n°2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances (LOLF), en son article 52, le DPBEP permet selon Simféitchéou PRE, ministre conseiller du Président de la République, d’assurer une meilleure allocation des ressources mobilisables en cohérence avec les orientations stratégiques des politiques publiques sur la période 2022-2024, les engagements internationaux auxquels le Togo a souscrit en lien avec les priorités du gouvernement définies dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025.

« Le DPBEP 2022-2024 qui a fait l’objet du DOB, est élaboré dans un contexte de reprise des activités économiques au plan mondial après la récession de 2020 due aux effets néfastes de la pandémie à coronavirus (COVID-19), de suspension du Pacte de convergence de l’UEMOA de poursuite des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de la signature d’un nouveau programme triennal appuyé par la Facilité élargie de crédits (FEC). Il s’articule autour de cinq axes à savoir : l’environnement économique international et régional, l’évolution économique et budgétaire récente et les estimations pour 2021, les perspectives économiques nationales et la trajectoire des finances publiques sur la période 2022-2024, les priorités et les choix stratégiques budgétaires en matière d’allocation globale des ressources et les principaux risques et mesures prises », a-t-il indiqué.

Pour le représentant du ministre en charge de l’Économie et des finances, le Débat d’orientation budgétaire est une étape essentielle de la procédure budgétaire, d’autant plus qu’il symbolise le dialogue ‘’fécond’’ entre le Gouvernement et le Parlement sur le choix de politiques publiques.

II marque l’attachement du gouvernement à la transparence et la concertation autour des orientations budgétaires ainsi que sa volonté d’imprimer un caractère participatif, à même d’assurer une bonne adhésion des citoyens aux politiques mises en œuvre, notamment à travers le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, a-t-il ajouté avant de préciser que les observations et suggestions faites par les élus du peuple seront pris en compte dans la finalisation du projet de loi de finances, exercice 2022.

De son côté, la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsègan a salué la qualité des discussions menées lors de ce débat d’orientation budgétaire qui, selon elle, est une obligation « impérative » qui permet aux députés de s’impliquer davantage dans le processus préparatoire du budget de l’Etat.

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Il faut noter que sur période 2022-2024, l’environnement macroéconomique national d’après ce document sera marqué par la mise œuvre du plan de relance de l’activité économique après la covid-19 en lien avec la politique de développement du gouvernement, contenue dans la feuille de route gouvernementale.

À moyen terme, la croissance moyenne annuelle du PIB serait de 6,9 %, passant de 6,1 % en 2022 à 7,5 % en 2024. Toutes les branches de l’économie contribueraient à cette croissance. Le taux de l’inflation régresserait de 2,1 % en 2022 à 1,8 % en 2023 puis à 1,9 % en 2024, respectant ainsi la norme communautaire de l’UEMOA.

Sur les perspectives des finances publiques, le DPBEP 2022-2024 renseigne que les recettes budgétaires pour l’année 2022 s’élèveraient à 1.035,3 milliards de francs CFA en augmentation de 23,3 % par rapport à 2021.

« Elles sont projetées à 1.060,9 milliards de francs CFA et 1.092,5 milliards de francs CFA respectivement en 2023 et 2024 », a indiqué le Conseiller du Président de la République.

S’agissant des dépenses budgétaires, elles s’élèveraient pour l’année 2022 à 1.289,3 milliards de francs CFA contre 1.120,4 milliards de francs CFA en 2021. Elles sont projetées à 1.296,6 milliards de francs CFA en 2023 et à 1.272,7 milliards de francs CFA en 2024, soit une régression moyenne de 0,6 % sur la période.

Les ressources de trésorerie passeraient entre 2021 et 2022, de 680,1 milliards de francs CFA à 693,6 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 2 %. Elles sont projetées à 695,9 milliards de francs CFA et 559,9 milliards de francs CFA respectivement pour 2023 et 2024 soit une régression de 9,6 %.

Les charges de trésorerie, quant à elles, passeront de 439,6 milliards de francs CFA en 2022 à 460,2 milliards de francs CFA en 2023 et sont projetées à 379,7 milliards de francs CFA en 2024, soit une régression moyenne de 6,4% sur la période de projection.

Raphaël A.

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