Prof. Dodzi Kokoroko : La destitution des chefs d’établissements n’est que la première étape…

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©AfreePress-(Lomé, le 6 novembre 2021)- « Un chef d’établissement qui désobéit aux instructions qui lui sont transmises s’expose à la rigueur de la loi ». C’est en ces termes que le ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof. Dodzi Komla Kokoroko a justifié, vendredi 5 novembre 2021, sa décision de mettre fin aux fonctions de plus de 1 300 directeurs d’écoles qui n’ont pas obéi aux instructions à leur ministre de tutelle de transmettre des listes des enseignants grévistes à son cabinet ou des directeurs ayant pris part les 3 et 4 novembre derniers à la grève lancée par la Fédération des Syndicats de l’Éducation Nationale (FESEN).

Invité au journal de 20 heures de la télévision nationale (TVT), le ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, est revenu sur les vagues de sanctions en cours dans le secteur de l’enseignement.

Pour le ministre Dodzi Komla Kokoroko, il est inadmissible que les responsables d’établissements, censés donner le bon exemple et veiller au bon fonctionnement de leur établissement, se livrent à des grèves ‘’illégales’’.

« La question éducative est bien trop précieuse pour être laissée aux mains des amateurs et à tous ceux qui se livrent à des conclusions hâtives circonstanciées sur fond d’émotions. Quand on observe une grève illégale, des sanctions sont prévues par les lois », a-t-il lancé.

A en croire le ministre, en plus de la rétrogradation des directeurs d’établissements, d’autres sanctions sont prévues contre les enseignants grévistes.

« Il y a deux conséquences majeures à tirer de cette grève. D’abord, les conséquences attachées à la grève illégale seront appliquée et ça, on n’a pas encore touché ce point et de l’autre, en tant que chefs de service, ils doivent respecter un certain nombre de principes, lesquels ont été méconnus en substance et ce sont ces principes méconnus qui leur valent leur destitution. Donc, ils restent toujours enseignants, mais ils sont renvoyés à la craie. Maintenant, le reste de la procédure suit son cours normal et les jours à venir, nous apporterons davantage d’éléments… Nous avons été clairs et pédagogues en rappelant aux uns et aux autres, les dispositions en vigueur. Ceux qui ont décidé de passer outre, doivent assumer les conséquences qui en résultent », a-t-il martelé.

Pour Dodzi Kokoroko, la gratification exceptionnelle promise par le gouvernement ne peut pas être au cœur d’un quelconque débrayage dans le secteur éducatif.

Il n’y a pas de problème aujourd’hui dans le secteur de l’éducation, a-t-il précisé avant d’inviter les enseignants à une prise de responsabilité et à privilégier le dialogue.

« L’école nous est précieuse et le gouvernement y prête une attention particulière. Il n’y aucune décision irréfléchie dans le secteur de l’éducation. Au contraire, nous voudrions une transformation de l’école de la République. Le dialogue reste établi et ceux qui sont sortis aujourd’hui, je les invite à y retourner et rapidement, parce que le chantage ne construira plus cette République. On peut avoir des oppositions, mais nous devons arriver à dégager des solutions les plus fines et non de faux consensus qui sont de nature à nous revenir à la figure demain », a laissé entendre le Prof. Kokoroko.

Raphaël A.

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