Éducation : Les conseils du ministre Kokoroko aux directeurs d’écoles destitués

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©AfreePress-(Lomé, le 9 novembre 2021)-Le ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof. Dodzi Komla Kokoroko n’est pas prêt à abandonner les sanctions prises contre les chefs d’établissements n’ayant pas respecté la consigne de la hiérarchie. Consignes consistant à dresser les listes des enseignants ayant observé le mot d’ordre de la grève organisée les 3 et 4 novembre 2021, par la Fédération des Syndicats de l’Éducation Nationale (FESEN).

Le processus disciplinaire engagé contre les fonctionnaires ayant participé à cette grève qualifiée d’« irrégulière et illégale » ira jusqu’à son terme et les enseignants grévistes répondront de leur acte, conformément aux textes en vigueur au Togo.

« Quand la grève est illégale et irrégulière, il y a des conséquences administratives, voire des mesures pénales qui peuvent découler. Je ne sais pas pourquoi les gens jouent aux étonnés devant le droit que nul n’est censé ignorer et que nous avons d’ailleurs magistralement rappelé tout au long de la semaine qui a précédé les 3 et 4 novembre. Les textes en vigueur leur seront appliqués dans toute leur essence et splendeur », a laissé entendre, lundi 8 novembre 2021, le ministre Kokoroko au micro de radio Taxi Fm.

La destitution des chefs d’établissements n’est en aucun cas, une sanction exagérée. Pour lui, il s’agit de l’application du droit pur et simple.

« Un chef d’établissement, c’est le représentant du ministre. Et quand le ministre donne des instructions sur l’illégalité et l’irrégularité d’une grève, ces instructions doivent être respectées à la lettre. Le non-respect des instructions constitue une faute administrative qui doit être punie. Il n’y a aucune animosité à l’endroit des enseignants. Nous faisons les choses avec les mains tremblantes, mais fermes. Si un enseignant apporte les preuves qu’il n’a pas pris part à la grève des 3 et 4 novembre 2021, alors les sanctions seront levées contre lui ».

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Le ministre a par ailleurs tenu à éclairer l’opinion sur les premières sanctions qui ont suivi la grève de 48 heures des enseignants. Les 1 345 directeurs d’écoles dont la liste a été rendue publique, n’ont pas été renvoyés du système éducatif comme le font croire les commentaires sur les réseaux sociaux.

« Les directeurs ne sont pas renvoyés du système éducatif. Ils sont renvoyés à la craie. Donc, restent des enseignants et les mesures qui seront prises par rapport à la grève faite par chaque enseignant, ces mesures aussi arriveront dans les semaines à venir », a-t-il réitéré.

Prof. Dodzi Komla Kokoroko est également revenu sur les efforts en cours pour améliorer les conditions de travail des enseignants.

« Le gouvernement déroule sa feuille de route avec responsabilité. Le recrutement et la formation de 300 élèves inspecteurs et conseillers pédagogiques est une réalité. Le recrutement d’environ 2 800 enseignants au titre de la rentrée 2021-2022 est aussi une réalité. La réhabilitation des bâtiments scolaires et la dotation des établissements en matériels informatiques et didactiques, c’est concret et dès la semaine prochaine, nous allons démarrer la distribution de ces équipements pédagogiques et informatiques. Quelques jours après, on lancera officiellement la réhabilitation et la construction d’un certain nombre d’établissements qui sont aujourd’hui vétustes et insalubres, et ce, au titre des moyens mobilisés par le ministère lui-même et en dehors des 30 000 salles de classes prévues par le gouvernement », a-t-il précisé.

Raphaël A.

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