Transitions politiques en Afrique : L’urgence est à la réflexion « constructive », dit le ministre Robert Dussey

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©AfreePress-(Lomé, le 6 mars 2022)-Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert Dussey a lancé, samedi mars 2022 à Lomé, les travaux du colloque international consacré à « la Gestion des transitions politiques et au renforcement de la résilience face aux extrémismes violents : Cas de l’Afrique de l’Ouest ».

Organisé en prélude à la conférence internationale sur « les transitions politiques et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique » prévue le 21 avril prochain, ce colloque international réunit des représentants d’organisations internationales, des universitaires et experts venus d’une dizaine de pays.

D’après le comité d’organisation, la rencontre de Lomé, répond non seulement au besoin impérieuse nécessité
de saisir, par la pensée, les transitions politiques en cours dans plusieurs pays sur le continent, mais également de rendre intelligibles les enjeux sécuritaires et politiques inhérents aux processus de transition.

Durant deux jours, les participants porteront un regard scientifique sur la question des transitions politiques et proposer des solutions idoines pouvant garantir la paix durable dans la sous-région ouest africaine et sur le continent en général.

« (…) La CEDEAO doit certes accepter de payer le prix de la diplomatie, de la sécurité et du développement. En d’autres termes, le véritable idéalisme consiste toujours à regarder le réel en remède et en perspectif », a lancé Prof. Komlan Dodzi Kokoroko, Président de l’Université de Lomé, membre du comité d’organisation.

Pour le ministre Robert Dussey, l’idée est de proposer des pistes de solutions novatrices pour des transitions politiques réussies sur le continent face aux menaces sécuritaires.

« En temps de crise, il y a une urgence de la pensée et ce rendez-vous de réflexion, d’échanges des lumières de la raison, des perspectives et de l’expérience répond à cet urgent besoin de lucidité dans notre région de l’Afrique de l’Ouest qui traverse en cette séquence de temps historique, une zone de turbulences », a-t-il relevé.

Pour le chef de la diplomatie togolaise, les périodes de transitions politiques doivent avant tout être des périodes auxquelles les Etats et les sociétés se tracent de nouvelles perspectives à travers des solutions les plus adaptées, réalistes et endogènes pour le bien des populations.

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« Les transitions politiques et les défis de la consolidation sociopolitique méritent d’être saisis par la pensée. D’où, toute l’importance de ce présent colloque. (…) Le renforcement de la résilience face aux extrémismes violents dans une région à la croisée des chemins. Cette agora qui est une sphère publique d’interaction et communicationnelle apportera des solutions novatrices aux défis multiples et actuels liés au contexte d’insécurité sans cesse croissante dans chacun de nos pays », a-t-il souligné.

Le ministre des affaires étrangères a également souligné que les résultats entendus à l’issue de ce colloque, faciliteront la décision des politiques lors de la conférence internationale qu’organise le Togo en avril prochain.

« En initiant ce colloque international, le Togo ambitionne non seulement d’interpeller le monde scientifique sur son rôle, sa place dans l’édification des sociétés paisibles et stables, mais aussi de recueillir des propositions tant concrètes que novatrices, susceptibles de nourrir les réflexions dans le cadre d’une grande conférence que nous organiserons ici, à Lomé, le 21 avril 2022 sur le thème : les transitions politiques et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique », a-t-il précisé.

En invitant les participants à s’impliquer dans la réussite de cette rencontre, le Professeur Dussey a rappelé que l’urgence en Afrique est à la réflexion « constructive pour des actions plus concertées, plus efficaces et voire salvatrices » pour les publications.

« Le président de la République togolaise attache une grande importance aux résultats que notre colloque fournira afin que ceux-ci puissent permettre à lui-même et à ses pairs d’échanger efficacement et de trouver les voies et moyens pour résoudre les problèmes de sécurité dans notre région », a-t-il ajouté.

Il faut noter que les travaux du colloque prennent fin dimanche 6 mars.

Raphaël A.

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