Sécurité nucléaire : Le Togo et six autres pays africains s’approprient des bonnes pratiques à Lomé

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©AfreePress-(Lomé, le 15 mars 2022)-Les experts de sept pays africains prennent part à Lomé, depuis lundi 14 mars 2022, à un atelier régional axé sur la gestion des matières nucléaires et autres matières radioactives non soumises à un contrôle réglementaire.

Organisée par l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA), avec l’appui de l’État-major des Forces Armées Togolaises (FAT), cette rencontre attend permettre aux pays participants de disposer d’un régime militaire qui prend en compte tous les aspects de la sécurité nucléaire.

« Il y a les sources qu’on utilise dans le cadre réglementaire (par exemple, à l’hôpital, dans les laboratoires) pour des équipements qui sont enregistrés et suivis, le plan de sécurité est connu. Mais il y a des équipements ou du matériel qu’on ne connaît pas », a indiqué le Point focal de l’AIEA au Togo, le Médecin commandant, Mazamaesso CHAOU.

Pour celui-ci, la rencontre de Lomé va permettre aux pays participants de disposer les outils nécessaires pour savoir comment se préparer à d’éventuels scénarios impliquant ces matériaux et équipements qui ne sont pas répertoriés.

Il s’agira, durant ces cinq jours, de former les experts, annalistes et autres personnes travaillant dans le domaine de la sécurité nucléaire, de savoir comment répertorier les matières radioactives ; interpréter les informations scientifiques de ces matières et évaluer leur radioactivité, dans une logique de sécurité nucléaire et radiologique.

« On entend par sécurité nucléaire, les aspects qui sont en rapport avec tous les incidents surtout malveillants, qui peuvent survenir lors de l’utilisation de certains équipements ou sources de rayonnement radioactifs… Notre objectif, c’est de nous préparer à pouvoir riposter en cas de situation, pour éviter que ces incidents surviennent », précise le Point focal de l’AIEA au Togo.

Pour le Colonel Djibril Mohaman, représentant le Chef d’État-Major des FAT, la sécurité nucléaire engage tous les États, face à la menace terroriste qui acculent le monde. Il a invité les participants à s’impliquer dans les travaux afin de mettre les acquis de cet atelier au service de la lutte contre la prolifération des armes nucléaires dans leur pays.

Sont représentés à cet atelier, le Togo, le Bénin, le Burundi, les Comores, la Centrafrique, le Congo et la Guinée. Les travaux prennent fin le 18 mars 2022.

Raphaël A. (+22892060703)

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