Santé : L’ASSAFETO fait une demande spéciale au Président Faure Gnassingbé

55 0

©AfreePress-(Lomé, le 20 avril 2022)-Les premiers responsables de l’Association des sages-femmes du Togo (ASSAFETO), étaient face à la presse, mardi 19 avril 2022 à Lomé. Occasion pour ceux-ci de présenter le bilan de l’actuel bureau exécutif qui est presque arrivé au terme de son second et dernier mandat.

La présidente sortante de l’ASSAFETO, Mme Héloïse Adandogou d’Almeida et son équipe, vont bientôt rendre leur tablier ceci, à l’issue d’un congrès électif annoncé pour le 28 avril 2022.

« Notre unique politique pendant que nous étions à la tête de l’ASSAFETO a constamment été celle du bien-être de la future mère et de l’enfant. Ce ne fut pas de la mer à boire, même si nous avons rencontré certaines difficultés (…) Durant nos deux mandats, nous avons essayé d’organiser plusieurs ateliers de renforcement des compétences de nos membres ainsi que de nos collaboratrices. Nous avons créé dans notre siège, un cadre de formation continue qui accueille les collègues qui sont sur le terrain, etc. Et au rang des plaidoyers, nous avons eu à conduire le processus de création de l’ordre de la pratique de la sage-femme qui a abouti à l’élaboration des textes qui sont sur la table des autorités de notre pays. Nous avons également amélioré, à travers nos plaidoyers, les conditions de travail. À ce niveau, même si nous déplorons toujours des insuffisances, je crois que le plateau technique a été un peu relevé grâce à nos plaidoyers », s’est félicitée, Mme Héloïse Adandogou d’Almeida.

Elles et son équipe se réjouissent également d’avoir réussi à donner une visibilité ‘’éclatante’’ à l’ASSAFETO sur le plan national et international.

« Actuellement, c’est notre association qui dirige la Fédération des associations des sages-femmes d’Afrique francophone… Et nous avons également réussi à inscrire la pratique de sage-femme du Togo sur la liste du patrimoine de l’UNESCO », a indiqué la présidente sortante.

Toutefois, les deux mandats d’Héloïse Adandogou d’Almeida et son bureau ont été aussi confrontés à quelques difficultés causées parfois par la population ou les autorités sanitaires du pays.

Lire Aussi :   Musique : La 7e édition de « The Heroes » officiellement lancée

« Les sages-femmes ont été toujours confrontées à des critiques venant de la population que nous sommes censés servir et ce sont des cas qui n’encouragent pas. L’autre problème, c’est le manque de partenariat clair et direct avec le ministère de la Santé. Parce que l’association étant un creuset des professionnels, doit être associée à toutes les décisions qui sont prises au niveau du ministère or, ce n’est pas souvent le cas. Ce que nous regrettons aussi, c’est le non-aboutissement du processus de création de l’ordre de la pratique de la sage-femme. Cela devrait permettre de régler des problèmes liés à la qualité des soins qui empiète malheureusement sur la vie des bénéficiaires de nos services », a relevé la présidente de l’ASSAFETO.

Pour finir, Mme Adandogou interpelle la population et lui demande de soutenir davantage les sages-femmes dans l’exercice de leur métier qui est souvent confronté à des difficultés de tous genres.

À l’endroit de l’Etat, elle exhorte les décideurs notamment le Chef de l’Etat à prendre au sérieux la question de l’ordre de la pratique de sage-femme.

« L’ordre est un instrument juridique qui encadre la pratique et veille au respect des droits des clients. Que l’autorité fasse diligence pour qu’un décret soit pris pour la création de l’ordre dans un bref délai. Que le premier décideur du pays réponde favorablement à cette doléance que nous faisons pour le bien-être de la population », a martelé la patronne de l’ASSAFETO.

Anika A. (+22891024439)

Articles en relation