Mise en œuvre des recommandations de l’EPU au Togo : Les OSC et les journalistes appelés à jouer leur partition

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©AfreePress-(Lomé, le 15 juin 2022)-La Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits Humains (CTDDH), en collaboration avec l’Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IM2DH) a organisé, les 13 et 14 juin 2022 à Lomé, un atelier de renforcement de capacités des acteurs de la société civile et des médias, sur les recommandations faites au Togo lors de son passage devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève en Suisse, le 23 janvier 2022 au titre du troisième cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU).

L’objectif visé est d’amener les OSC et les professionnels des médias à s’approprier des recommandations faites au Togo, pour une meilleure vulgarisation et un suivi efficace de la mise en œuvre desdites recommandations.

Pour son troisième cycle d’examen, le Togo a reçu 224 recommandations des Etats membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies contre 195 lors du deuxième cycle d’examen en 2016.

Pour les responsables de la CTDDH et de l’IM2DH, cette augmentation des recommandations démontre la nécessité d’améliorer la situation des droits de l’Homme au Togo.

« Après l’adoption des recommandations finales, la CTDDH et l’IM2DH continueront leur plaidoyer à travers une mobilisation des acteurs pour une mise en œuvre efficace de ces recommandations. Donc il s’agit à travers ces ateliers d’échanger et de renforcement des capacités des OSC et des médias sur ces recommandations, de faire une large vulgarisation et un suivi efficace de ces recommandations », a indiqué Bonaventure Mawuvi N’coué, Président de la CTDDH.

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« A l’issue de ces ateliers, des recommandations pertinentes seront adoptées pour un plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires techniques et financiers du Togo », a-t-il rassuré.

Il faut noter que les recommandations formulées à l’endroit du gouvernement togolais concernent essentiellement la liberté de manifestation et de réunion, la liberté d’expression, la situation des défenseurs, l’impunité, les conditions de détention, la torture et les mauvais traitements, les personnes détenues en lien avec la situation sociopolitique, l’indépendance de la justice, l’aboutissement des enquêtes ouvertes, la corruption, la santé, le niveau de vie des populations, l’égalité homme-femme ainsi que les groupes vulnérables et marginalisés (les personnes handicapées, les LGBT, etc.). La réponse du Togo vis-à-vis de ces recommandations est attendue en juillet 2022.

Raphaël A.

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