JEA 2022 : Les CDEJ du Cluster Avé-Agou appellent à « l’élimination des pratiques néfastes faites sur les enfants »

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©AfreePress-(Lomé, le 23 juin 2022)-Le Togo, à l’instar des autres pays du continent, a commémoré, jeudi 16 juin 2022, la Journée de l’Enfant Africain.

L’événement a été célébrée à Tovégan (environ 80 Km au nord-ouest de Lomé) à travers une conférence publique organisée par le Cluster Avé-Agou des Centres de Développement des Enfants et des Jeunes (CDEJ) en collaboration avec Compassion Internationale Togo.

Réunie dans une ambiance festive et autour du thème : « Élimination des pratiques néfastes faites sur les enfants », l’assistance a été entretenue sur la nécessité de protéger et de promouvoir les droits des enfants à l’éducation, à la santé, aux jeux, loisirs et surtout à une vie saine et harmonieuse.

Tour à tour, les différents communicateurs à l’instar du Procureur du Tribunal de Kévé, Mme Odette N’Zounou, ont interpellé la communauté de la préfecture de l’Avé et celle d’Agou à proscrire toutes violences faites sur les enfants, qui sont la relève de demain.

« Le message principal, à travers cette rencontre, c’est d’inviter les parties prenantes, surtout les autorités locales, les Chefs traditionnels, les leaders communautaires à s’atteler à la mission de protection de l’enfant que nous avons tous reçu. Dans nos communautés, nous remarquons souvent que les enfants sont abusés (les abus sexuels, les châtiments corporels, etc). Mais la réaction en termes de dénonciation qui devrait être suivie de sanctions, tarde à venir. Donc aujourd’hui, cette journée a été célébrée pour demander essentiellement aux leaders communautaires de nous aider à éliminer ces pratiques néfastes faites à l’endroit des enfants », a indiqué à l’agence de presse AfreePress, DIMOBE Yobé David, Coordinateur du CDEJ Anyro, membre du Cluster Avé-Agou.

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Il est ‘’urgent’’ et ‘’très important’’, a dit pour sa part, la Directrice préfectorale de l’action sociale dans l’Avé, Mme YEMPABOU Pauline, de respecter les droits des enfants. Mais ceux-ci doivent aussi être éduqués et outillés quotidiennement sur leur devoir.

« Les enfants aussi ont le devoir de faire un pas de reconnaissance envers les parents en assumant leur devoir. Le plus élémentaire de ces devoirs, c’est que l’enfant salue au moins ses parents quand il se lève le matin et de son retour de l’école. Bref, l’enfant a le devoir de respecter ses parents. L’enfant a aussi ce devoir d’assister ses parents dans les travaux domestiques et pourquoi pas dans les travaux champêtres ! Seulement, il faut éviter de soumettre les enfants à des travaux difficiles qui dépassent leur force, leur énergie et leur âge. L’essentiel, c’est d’apprendre à l’enfant comment on fait les choses pour que quand il sera grand, il puisse être en mesure de se servir et de servir sa communauté », a-t-elle martelé.

Il faut rappeler que la Journée de l’Enfant Africain est observée chaque année, en souvenir du massacre des élèves de Soweto par le régime de l’apartheid en Afrique du Sud en 1976, pour avoir revendiqué leur droit à une éducation non basée sur des principes racistes.

Anika A. (+22891024439)

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