Port autonome de Lomé : Plus de 2500 emplois en danger avec le rachat par Inoussa Kanazoé, du parc ARA-Togo

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©AfreePress-(Lomé, le 03 juillet 2022)- Pendant que le gouvernement se démène pour trouver des solutions durables au problème de vie chère qui est exacerbé par la guerre en Ukraine, les visées expansionnistes d’Inoussa Kanazoé, opérateur économique burkinabé et propriétaire d’une cimenterie en territoire togolais, risquent de porter un sérieux coup aux efforts du gouvernement et aux moyens de subsistance de plus de 2500.

Parmi les activités qui occupent quotidiennement des milliers de Togolais en ces temps difficiles, figurent les activités à l’intérieur et aux abords des parcs de véhicules d’occasion au Port autonome de Lomé.

Si la plupart de ces parcs sont sous le contrôle d’expatriés, notamment des Libanais qui les exploitent pour la vente de véhicules, il y a quelques-uns de ces parcs qui sont dirigés par des nationaux.

Parmi eux, se trouve le parc ARA-TOGO appartenant jusqu’à récemment, à un Togolais.

Mais depuis quelque temps ce parc fait l’objet de convoitise de la part d’Inoussa Kanazoé. Propriétaire d’une cimenterie implantée en zone portuaire, l’opérateur économique burkinabè nourrit de grandes ambitions et rêve de mettre la main sur le parc ARA-Togo.

Ceci n’a rien de mal en soi, racheter un parc chez un opérateur économique togolais visiblement en difficulté. Mais là où le bât blesse, c’est ce que cet homme d’affaires veut faire de ce vaste domaine, contigu à plusieurs autres parcs de véhicules d’occasion et de vente de biens de grande consommation. Il veut en faire, un parking de stockage de camions de clinker et de ciment.

La conséquence directe qui découle de cette transformation est le renvoi sans sommation, des employés et autres petits commerçants qui exercent dans cet endroit, de même que ceux qui ont déjà des véhicules dans ce parc et qui ont régulièrement payé les frais de stationnement.

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Une autre conséquence, c’est la disparition lente mais certaine, de tous les parcs voisins à cause des produits qui y seront entreposés. Ni le clinker, moins encore le ciment, deux produits hautement nuisibles ne font bon ménage avec les hommes et les véhicules.

Si donc le M. Kanazoé veut par tous les moyens à s’installer dans cette zone, il devra obliger les autres parcs à déménager avec dans leur sillage, ces milliers de petits commerçants et de « débrouillards » qui trouvent chaque jour, leur pitance dans ces parcs.

Des opérateurs économiques togolais et hommes d’affaires, n’ont-ils pas les moyens d’acquérir ce parc afin d’assurer la continuité des activités à visage humain d’autres produits venus d’Europe ?

Le caractère dangereux des produits qui seront stockés à cet endroit, où la présence humaine est très élevée, cela expose les occupants à des risques de maladie notamment, le cancer qui fait ravage dans notre pays.

Cette situation que nous décrivons, ne doit pas être assimilée à de la xénophobie. C’est plutôt est un cri d’alerte envers des plus hauts autorités de notre pays afin qu’elles considèrent la désolation qui profile à l’horizon avec le projet de l’opérateur économique burkinabé, Inoussa Kanazoè afin d’éviter que ce parc, soit transformé en un entrepôt de dépôt de ciment ou de clinker.

Malgré les efforts du gouvernement, la vie chère tient déjà en tenaille des milliers de nos concitoyens, à cela vient s’ajouter la dernière augmentation des prix des produits pétroliers et la guerre en Ukraine.

Le gouvernement, conscient des risques que ces phénomènes pourraient engendrer, doit réagir afin de trouver une solution à ce projet antisocial porté par M. Kanazoè.

La Rédaction

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