La HAAC invite les journalistes à être les artisans de la « démocratie numérique »

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©AfreePress-(Lomé, le 26 août 2022)-Le discernement et l’utilisation responsable des réseaux sociaux doivent être l’impératif catégorique qui guide les professionnels des médias chaque fois qu’ils doivent s’en servir dans l’exercice de leur fonction, métier au dans leur vie en société.

C’est ce qu’a rappelé, jeudi 25 août 2022, Pierre Sabi Kasseré, membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), à l’occasion d’un atelier national de sensibilisation des professionnels des médias sur les enjeux du numérique et l’implication des nouvelles lois adoptées dans l’exercice de leur profession pour une bonne pratique démocratique qui a démarré à Lomé.

Pour le président du comité Technique, Affaires Juridique et Accès équitable aux Médias, qui a animé une communication sur le thème : « Le journaliste sensible à la démocratie numérique et à la participation citoyenne, cas pratique », la démarcation est fondamentale dans la mesure où les journalistes font face à la concurrence des citoyens dans la production et la diffusion des contenus médiatiques.

« Dans un tel univers où chacun peut produire un article, un commentaire ou une vidéo, en lui donnant un aspect journalistique, la mission d’éducation et la responsabilité sociale des professionnels des médias sont plus que jamais de rigueur », a-t-il rappelé.

 

Parlant de la démocratie numérique, le représentant de la HAAC fait savoir que les journalistes ont un rôle important à jouer.

« Déjà appelés à jouer un rôle de chiens de garde » dans la démocratie traditionnelle, la responsabilité des médias devient plus importante lorsqu’il s’agit des médias numériques, dans la mesure où le monde est devenu un « village planétaire » caractérisé par l’abolition des frontières territoriales et la circulation rapide de l’Information aux coins du monde. Les journalistes sont davantage interpellés afin que non seulement, ils offrent leurs canaux de diffusion de l’information aux citoyens, mais aussi, qu’ils contribuent à assainir les messages véhiculés à travers leurs supports médiatiques », a-t-il rappelé.

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Pour M. Sabi Kasseré, le rôle d’utilité publique du journaliste recouvre tout son sens pour aider à distinguer le vrai de l’ivraie grâce à son travail de fact-checking ou de vérification des faits.

Il a également invité les professionnels des médias à faire le distinguo entre la presse en ligne éditée à titre professionnelle et les réseaux sociaux dont l’objectif n’est pas de traiter et de diffuser les informations avec la déontologie journalistique requise.

 

Sur ce point, l’article 131 du Code de la presse et de la communication est très clair, a-t-il déclaré tout en précisant que « le journaliste qui fait usage des réseaux sociaux, même à titre professionnel, lorsqu’il commet une infraction, il cesse d’être protégé par le code de la presse et de la communication pour faire face au droit commun ».

 

Le représentant du Président de la HAAC a, en outre, rappelé le rôle des médias dans la participation citoyenne et leur responsabilité sociale qui selon lui, se situe à deux niveaux d’importance égale, à savoir l’exactitude et la sensibilité de l’information.

 

Raphaël A.

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