Contrainte d’inhumer ses morts dans la rue : La population de Kpomé exige la démission du maire Messan Agogno pour « incompétence »

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©AfreePress-(Lomé, le 19 septembre 2022)-Le maire de la commune de Zio 1, Messan Agogno est sommé de démissionner de ses fonctions.

C’est l’un de ses conseillers municipaux, le sieur Kokouvi AVOGNO qui fait cette demande contenue dans un courrier adressé au maire et daté du 16 septembre 2022.

À l’origine du problème, une affaire liée au manque de terrain devant servir à inhumer les personnes décédées dans le village de Kpomé (environ 25 Km au nord-est de Lomé).

Selon les informations, les habitants de ce village éprouvent des difficultés à inhumer les corps de leurs défunts. Ce qui contraint la population à inhumer les corps dans les rues. Raison pour laquelle, elle s’est adressée a maire pour demander une autorisation afin que les familles puissent procéder à des inhumations à domicile.

En réponse, le patron de la commune Zio 1 renvoie les habitants de Kpomé au ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires.

C’est justement cette réponse qui a mis en courroux le Conseiller Kokouvi AVOGNO.

Celui-ci accusé le maire d’avoir failli à sa mission. « Dans cette réponse, il apparaît clairement que vous démissionner de votre attribution de maire qui stipule : Le Maire veille à ce que toute personne décédée bénéficie d’une sépulture décente, sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de religion. De surcroît, la création et l’entretien des cimetières sont une des compétences propres de la commune dont vous avez reçu le mandat de gérer », a-t-il écrit.

Toutefois, les différents recoupements faits par l’Agence de presse AfreePress, ont permis de se rendre compte que M. Messan Agogno est préoccupe par la situation liée au manque d’espace pour des inhumations.

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D’ailleurs, dans un courrier en date du 04 février 2022, il a saisi le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de réforme foncière à cet effet.

« Les habitants des villages de Kpomé-Agomé et Kpomé-Akadjamé éprouvent certaines difficultés pour l’inhumation des corps de leurs défunts. Le problème principal est l’épuisement de la surface dédiée au cimetière, ce qui contraint la population à inhumer les corps dans les rues ; ce qui est inadmissible. À cet effet, j’ai l’honneur de solliciter auprès de votre haute bienveillance, un appui technique pour l’étude des lieux en vue de la création d’un nouveau cimetière, les habitants des villages de Kpomé-Agomé et Kpomé-Akadjamé », avait-il indiqué.

Selon lui,, le problème principal est l’épuisement de la surface dédiée au cimetière, ce qui contraint la population à inhumer les corps partout. « Ce qui est inadmissible », déplore-t-il dans sa lettre adressée au ministre.

Mais, jusqu’alors, aucune solution n’est trouvée à ce problème. Et la population de Kpomé continue d’éprouver des difficultés pour inhumer leurs défunts.

Anika A. (+22891024439)

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