Lomé, le 24 février 2025 – (©AfreePress)-Le gouvernement togolais franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de promotion de la production locale, en imposant aux importateurs de poissons, viandes de volaille et leurs dérivés l’obligation d’acquérir au moins 10 % de leurs marchandises en produits nationaux avant d’obtenir une autorisation d’importation.
Cette décision stratégique a été officialisée par un arrêté ministériel en date du 20 février 2025, émanant du ministère de l’Agriculture, des Ressources halieutiques et animales.
Selon les autorités compétentes, cette nouvelle réglementation vise à stimuler les filières halieutiques et avicoles locales, tout en réduisant la dépendance du pays aux importations. Elle ambitionne également de renforcer la sécurité alimentaire et de créer des opportunités économiques pour les producteurs locaux, souvent confrontés à des difficultés d’écoulement malgré une demande intérieure non totalement couverte.
« À travers cette mesure, le gouvernement entend contraindre les acteurs du secteur à intégrer des produits togolais dans leurs circuits d’approvisionnement. L’objectif est de favoriser la compétitivité des productions nationales, tout en assurant aux consommateurs des produits frais et accessibles », a précisé une source officielle.
En pratique, tout importateur souhaitant introduire des produits halieutiques ou des viandes de volaille sur le marché togolais devra justifier d’achats effectués auprès de producteurs locaux à hauteur de 10 % de son volume d’importation. Cette disposition vise à créer un effet de levier en faveur des éleveurs et pisciculteurs nationaux, souvent éclipsés par la concurrence des importations.
Le gouvernement togolais espère ainsi dynamiser l’économie locale, soutenir l’emploi rural et améliorer les conditions de vie des agriculteurs et éleveurs. Cette mesure s’inscrit dans la politique nationale de valorisation des produits locaux, portée par la Vision Togo 2025, qui ambitionne de faire du pays un pôle de croissance agricole et alimentaire en Afrique de l’Ouest.
Cette initiative devrait également permettre de réduire la facture des importations alimentaires tout en garantissant une meilleure traçabilité des produits consommés sur le territoire national.
Anika A.









