Lomé, le 14 décembre 2024 – (©AfreePress)-Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a, par voie de communiqué, exprimé son souhait de voir proroger le délai de retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, fixé au 29 janvier 2025.
Réuni à Abuja le mercredi 11 décembre 2024, le Bureau du Parlement de la CEDEAO a plaidé pour une mesure exceptionnelle qui permettra aux chefs d’État et de gouvernement d’ouvrir de nouvelles négociations. L’objectif est de préserver l’intégrité de l’organisation régionale tout en trouvant une solution concertée avec ces trois États membres.
Cette demande s’inscrit dans une dynamique de dialogue visant à éviter la fragmentation de la CEDEAO, une organisation historique qui joue un rôle central dans l’intégration économique et politique de la région ouest-africaine.
« Il est impératif d’accorder plus de temps pour favoriser des discussions approfondies et constructives, afin d’éviter une rupture définitive qui pourrait fragiliser nos acquis communs », souligne le communiqué.
Le président en exercice de la CEDEAO, Bola Tinubu, a exprimé son optimisme quant à une résolution favorable. Selon lui, malgré leur volonté affichée d’émancipation, les trois pays peuvent réintégrer la communauté, à condition que les échanges soient menés avec « sagesse et diplomatie, en plaçant l’intérêt des citoyens au cœur du processus ».
La CEDEAO, qui traverse une période délicate, mise sur la prolongation de ce délai pour consolider les efforts diplomatiques et renouer avec les principes de solidarité régionale. Pour le Parlement, cette démarche exceptionnelle est indispensable afin de préserver l’unité de la communauté et d’assurer la stabilité socio-économique des États concernés.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont les grands absents du Conseil des ministres de la CEDEAO. Depuis vendredi 13 décembre, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’organisation ouest-africaine se réunissent à huis clos à Abuja pour élaborer l’agenda de la conférence des chefs d’État, qui se tiendra à la présidence nigériane le dimanche 1er décembre.
Olivier ADJA









