©AfreePress-(Lomé, le 4 décembre 2023)- Les partis et mouvements politiques membres de la coalition « Alliance Ensemble » et le Comité d’action pour le renouveau (CAR) n’apprécient pas du tout la façon dont le processus électoral en cours est conduite.
Ils étaient en conférence de presse, lundi 4 décembre 2023 à Lomé, afin d’interpeller le gouvernement.
Occasion pour ce regroupement de formations politiques de l’opposition, de dénoncer, entre autres, ce qu’elle appelle le « non-respect du délai constitutionnel pour l’organisation des élections législatives, les dysfonctionnements au sein de plusieurs institutions de la République, notamment la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour constitutionnelle, et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), en raison de leur composition, de leur mandat et de leur fonctionnement ».
« Nous constatons que le mandat des députés de l’Assemblée nationale actuelle, issus des élections législatives du 20 décembre 2018, arrive à expiration le 30 décembre 2023. Par conséquent, les élections législatives pour leurs successeurs ne pourront pas se tenir conformément à l’article 52 alinéa 2 de la Constitution. La non-prise en compte de tous les citoyens en âge de voter sur le fichier électoral, le non-règlement de la question du découpage électoral équitable pour les prochaines élections législatives, ainsi que le non-respect des mandats de toutes les institutions de la République, sont des préoccupations majeures », a dénoncé Me Mouhamed Tchassona-Traoré, représentant de l’Alliance Ensemble, et ses collègues du CAR.
Face à cette situation, ces leaders politiques de ‘’l’opposition démocratique’’ trouvent qu’il est impératif de revoir le fonctionnement du Cadre Permanent de Concertation (CPC) afin d’engager des discussions inclusives et sincères.
Selon eux, seules ces discussions pourront aboutir à des solutions durables pour résoudre les problèmes socio-politiques du pays.
« Il est primordial de revenir immédiatement aux discussions au sein du CPC et d’élargir ce cadre à d’autres acteurs et formations politiques. Nous devons engager des discussions sérieuses pour clarifier les choses avant d’aller aux élections. Ce ne sont pas des conditions préalables, mais une demande essentielle et nous espérons que le gouvernement prendra les mesures nécessaires dans ce sens », a souligné Yao Daté du CAR.
Il est à rappeler que selon le Conseil des ministres, les prochaines élections doivent se tenir avant la fin du premier trimestre de 2024.
Anika A.









