Lomé, le 10 juillet 2024-(©AfreePress)- « Lorsqu’on parle de parité à 50 %, personnellement, je me dis, faisons attention », a fait observer la présidente du parlement de la CEDEAO, l’honorable Mémounatou Ibrahima, à l’occasion d’une séance de discussion avec une délégation onusienne.
Cette délégation, principalement composée de représentantes pays des femmes parlementaires, a échangé avec Mme Mémounatou sur l’engagement stratégique entre ONU-Femmes et la CEDEAO. Ces échanges devraient aboutir à la signature d’un protocole d’accord sur le sujet.
Ensemble, elles ont exploré les voies et moyens explorer afin de promouvoir la participation des femmes à la vie politique dans leurs pays respectifs et au sein de l’espace communautaire.
Il a été souligné, à cette occasion, que de plus en plus d’actes de violence empêchent les femmes d’accéder au débat politique dans leur pays, malgré les efforts des gouvernements et des parlements nationaux pour faciliter cette participation. Des difficultés d’ordre social et politique ont été notées.
Les pays de la communauté sont donc invités à s’inspirer du Togo, du Rwanda et du Sénégal, considérés comme des modèles avec des lois promouvant les droits des femmes.
Toutefois, la présidente du parlement de la CEDEAO a estimé que la lutte pour la parité doit être menée de manière « progressive », « stratégique » et « sage ».
« Je voudrais aussi dire que ce n’est pas par la force que nous allons obtenir ce que nous voulons. Nous devons utiliser toute notre sagesse et le savoir-faire des femmes pour avancer pas à pas. Lorsqu’on parle de parité à 50 %, personnellement, je me dis, faisons attention. Faisons en sorte d’obtenir d’abord les 30 % dans tous les pays et ensuite nous avancerons. Parce que, lorsque vous dites 50 %, beaucoup d’hommes se braquent. J’espère que nous aurons le temps d’aller en profondeur », a-t-elle conseillé.
Plusieurs fois ministre et récemment réélue à l’Assemblée nationale togolaise, Ibrahima Mémounatou préside le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest depuis le 23 mai 2024. Cette institution communautaire, créée en juillet 1993 et ayant son siège à Abuja, au Nigeria, est constituée de cent vingt (120) sièges : chacun des seize (16) États membres dispose d’un minimum de cinq (05) sièges, et les quarante (40) sièges restants sont répartis en fonction de la population de chaque pays.
Anika A.









