Lomé, le 28 août 2025-(©AfreePress)- Près de vingt mois après leur élection par l’Assemblée nationale, les six membres pressentis pour siéger à la Haute Autorité de Régulation de la Communication n’ont toujours pas été investis. Une attente prolongée qui suscite interrogations et inquiétudes quant à la mise en place effective des institutions prévues par la 5ᵉ République.
En décembre 2023, à l’issue d’un appel à candidatures lancé en 2022 puis relancé en 2023, le Parlement avait désigné six personnalités destinées à composer la nouvelle instance, héritière de l’ancienne Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Trois autres membres devaient être nommés par le Président de la République, conformément aux dispositions légales.
Or, depuis cette date, aucune suite n’a été donnée au processus. Les élus, contraints de quitter leurs postes dans les médias en vertu du principe d’incompatibilité, se trouvent dans une situation d’incertitude institutionnelle et financière.
« Cela fait 20 mois que nous sommes dans l’ombre, sans ressource et sans statut clair, alors que toutes les institutions de la République auraient dû être installées au plus tard en mai 2024 », confie, non sans amertume, Sas Gawou, l’un d’entre eux.
La 5ᵉ République, entrée en vigueur en mai 2024, avait en effet prévu une refondation complète des institutions, incluant un gouvernement de transition et la promulgation de nouvelles ordonnances. Si certaines institutions ont déjà vu le jour, d’autres peinent toujours à s’installe.
Malgré ce blocage, les membres élus se disent déterminés à remplir leur mission dès que le Ok leur sera donné. « Nous avons été élus par la représentation nationale. Nous croyons que l’actuel Président du Conseil, désormais Chef de l’État dans la nouvelle République, assumera ses responsabilités. Nous sommes prêts à jouer notre rôle et à contribuer à la régulation des médias, un pilier incontournable de toute démocratie », a poursuivi le même interlocuteur.
Albertine A.









