Lomé, le 3 juin 2025 –(©AfreePress)- Un atelier de validation du rapport d’évaluation multisectorielle des besoins des populations déplacées internes, victimes collatérales de l’extension de la crise sécuritaire sahélienne, s’est tenu, mardi 3 juin à Lomé.
Fruit d’un travail rigoureux de six mois, ce rapport dresse un diagnostic détaillé des besoins humanitaires et de développement dans les zones les plus touchées, notamment la région des Savanes, qui accueille à elle seule plus de 95 % des personnes déplacées.
L’atelier a été marqué par la déclaration de Mme Coumba Sow, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies (SNU) au Togo et cheffe de file des Partenaires Techniques et Financiers. Elle a salué l’engagement résolu du gouvernement, des partenaires humanitaires, des autorités locales et des communautés hôtes, tout en soulignant l’effort exceptionnel ayant permis la mobilisation des fonds dédiés à l’évaluation.
« Les données de ce rapport doivent désormais structurer notre planification collective et se traduire par des actions concrètes, coordonnées et durables », a-t-elle affirmé.
L’évaluation, conduite sous la supervision du coordinateur général du Programme d’Urgence de Résilience pour le Sahel (PURS), Gal Dadja Maganawé, révèle une vulnérabilité extrême des ménages déplacés, affectés dans tous les secteurs clés à savoir le secteur de la sécurité alimentaire, la protection, la santé, l’eau, l’éducation et l’assainissement.
Parmi les données alarmantes, plus de 103 % des ménages présentent une consommation alimentaire inadéquate, et les femmes ainsi que les enfants demeurent les plus exposés.
Pour le Gal Maganawé, ce rapport constitue une base stratégique pour orienter les politiques publiques et les réponses humanitaires. « Il est impératif de renforcer la résilience des communautés hôtes et de maintenir une approche inclusive, intégrant solidarité et cohésion sociale », a-t-il souligné.

Cette évaluation s’inscrit dans la vision du gouvernement togolais de mise en œuvre d’une stratégie “Hors Camp”, axée sur l’intégration des déplacés dans les communautés d’accueil, dans le respect du vivre-ensemble.
« Nous disposons désormais d’un outil de planification concerté avec l’État et les partenaires techniques », a ajouté M. Béréna Lotié, chef du bureau régional du PURS.
Enfin, cette initiative s’intègre pleinement dans l’approche Nexus Humanitaire–Paix–Développement, qui sous-tend les actions du PURS et de ses partenaires, en vue d’apporter des réponses efficaces et pérennes aux crises multidimensionnelles qui affectent le nord du Togo.
Albertine A.









