Lomé, le 25 septembre 2024-(©AfreePress)- La 3e session extraordinaire du Parlement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a démarré mardi 24 septembre 2024 à Lomé.
Les travaux, ouverts par le président de l’Assemblée nationale, Kodzo Adedze, permettront aux parlementaires de la CEDEAO d’examiner et d’adopter le budget 2025 du parlement régional. Ils auront également l’occasion d’échanger sur d’autres sujets cruciaux tels que la pérennité financière de l’institution, l’inclusion économique des femmes, et la modernisation des procédures parlementaires.
Dans son discours, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Ibrahima Memounatou, a rappelé le contexte de cette session dans la capitale togolaise.
« Notre présence ici tire sa légitimité de l’article 27/2 de l’Acte additionnel relatif au renforcement des prérogatives du Parlement de la CEDEAO, qui autorise le Parlement à organiser ses sessions extraordinaires hors de son siège, dans les États membres, sur un ordre du jour déterminé. Cette session extraordinaire sera principalement consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de budget de notre Parlement pour l’exercice 2025-2027, avec un accent particulier sur l’année 2025. Avant cette session, nous participerons à un séminaire dont l’objectif sera de nous éclairer davantage sur le mandat du Parlement de la CEDEAO, les procédures parlementaires et les services administratifs disponibles, afin d’exercer plus efficacement notre mandat », a-t-elle précisé.
Préoccupée par la situation sécuritaire dans la sous-région, la présidente du parlement communautaire a souligné la nécessité pour les États membres de promouvoir la bonne gouvernance tout en unissant leurs efforts pour relever ce défi qui affecte le quotidien des citoyens.
« Notre sous-région continue d’être en proie à la recrudescence d’actes de terrorisme, d’extrémisme violent, d’inondations et d’immigration clandestine, qui coûtent la vie à nos vaillantes forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à des milliers d’innocentes personnes. Pour faire face à ces défis multiformes, il est essentiel que la CEDEAO, après 50 ans d’existence, accélère les réformes concernant ses objectifs et son fonctionnement, en gardant toujours à l’esprit la consolidation des principes de démocratie et de bonne gouvernance, non seulement en son sein mais également au sein de ses États membres. C’est pour cette raison que nous encourageons et soutenons l’initiative du Sommet spécial annoncé par le Président de la Commission, Son Excellence Dr Omar Alieu Touray », a-t-elle ajouté.
Pour Hadja Ibrahima Memounatou, la rencontre de Lomé, consacrée à l’adoption du budget du Parlement pour la période 2025-2027, offre l’occasion aux députés de redéfinir leurs actions prioritaires, en assurant une allocation plus rationalisée des ressources.
« C’est dans la quête de cette rationalisation et d’une transparence dans la gestion financière que le Bureau du Parlement a mis en place des commissions ad hoc chargées d’examiner certaines de nos activités et dépenses, afin de proposer des mesures plus pragmatiques. Nous attendons donc avec optimisme les recommandations de ces commissions, qui devront tenir compte des exigences nous imposant une augmentation nulle dans tous les secteurs, à l’exception des secteurs prioritaires tels que la paix et la sécurité, les interventions humanitaires et le secteur de la santé », a-t-elle déclaré.
Il convient de noter qu’avant Lomé, des sessions délocalisées ont été organisées respectivement à Winneba au Ghana, à Abidjan en Côte d’Ivoire, à Banjul en Gambie et à Conakry en République de Guinée.
Les présentations et les débats lors de ces réunions ont porté, entre autres, sur la gestion des déchets plastiques, les défis liés à l’examen du budget de la communauté, la mise en œuvre du Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO, ainsi que la promotion de l’éducation et des services de santé dans l’espace CEDEAO.
Raphaël A.









