Lomé, le 19 novembre 2024 – (©AfreePress)- Kampala, capitale de l’Ouganda, est l’hôte de la 94ᵉ réunion du Conseil scientifique et technique (STC) de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AfWASA).
Placée sous le thème : « Technologies de rupture et innovations comme accélérateurs de l’ODD 6 en Afrique », cette rencontre stratégique mobilise experts, décideurs, et acteurs clés du secteur, venus discuter des solutions technologiques et des réformes nécessaires afin de garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.
La cérémonie d’ouverture, empreinte de solennité et d’espoir, a été ponctuée par des discours marquants. M. François Olivier Gosso, Directeur exécutif de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), a salué l’engagement de l’Ouganda en matière d’accès des populations à l’eau et l’assainissement, tout en appelant à une mobilisation collective pour atteindre l’objectif de développement durable (ODD) 6 d’ici 2030.

La première journée des travaux a été marquée par trois (03) sessions en atelier.
De son côté, le Dr Ing. Silver Mugisha, président de l’AAEA, a souligné les réalisations de l’association face aux défis contemporains, notamment la résilience post-COVID-19 et l’importance accordée à l’assainissement dans sa mission.
La première session a abordé le diagnostic et les perspectives pour le secteur de l’eau et de l’assainissement en Ouganda. Dans son intervention, Eng. Chris Tumusiime, Commissaire à la régulation des services publics d’eau, a présenté un état des lieux des performances nationales. Selon lui, l a couverture en eau a atteint les 68 % dans les zones rurales, 70,5 % dans les zones urbaines, la couverture en termes d’assainissement se situe à 79 % en zones rurales et 87,4 % en milieux urbains et enfin, les capacité de stockage d’eau cumulée représentent 50,165 millions de mètres cubes.
Ces résultats, bien que significatifs, a-t-il relevé, mettent en lumière les efforts encore nécessaires pour réduire les disparités entre zones rurales et urbaines.
Au cours de la deuxième session intitulée : « Technologies de rupture et innovations dans le secteur de l’eau et de l’assainissement », les panélistes ont exploré l’utilisation de l’intelligence artificielle et d’autres innovations pour anticiper les pannes, optimiser les infrastructures vieillissantes et gérer efficacement les ressources. Des experts du Maroc, du Malawi, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire ont partagé leurs expériences respectives, montrant que les solutions adaptées peuvent transformer les défis en opportunités.

Dans la troisième session, dédiée à la recherche et au développement (RDI), Dr Jay Bhagwan a illustré comment des modèles de recherche réussis, comme ceux de Singapour et de l’Afrique du Sud, pourraient être transposés en Afrique subsaharienne pour résoudre les problématiques d’accès à l’eau potable.
Enfin, la dernière session a porté sur les mécanismes financiers et la gouvernance nécessaires pour soutenir ces innovations. Dr Mamohloding Tihagale, de l’Afrique du Sud, a insisté sur l’importance d’un financement inclusif et de cadres réglementaires solides, essentiels pour pérenniser les avancées technologiques dans le secteur.
Rendez-vous en 2025

Cette réunion a également préparé le terrain pour le prochain Congrès international d’AfWASA, prévu à Kampala du 16 au 20 février 2025. Placé sous le thème « Eau et assainissement pour tous : un avenir sécurisé pour l’Afrique », cet événement ambitionne de réunir plus de 5 000 participants autour de discussions cruciales pour l’avenir du secteur.
Olivier ADJA









