Lomé, le 29 mars 2024-(©AfreePress)-Mouvement citoyen ‘’Urgence Républicaine (UR)’’ : C’est la nouvelle coalition de l’opposition lancée, vendredi 29 mars 2024, par trois entités politiques et des organisations de la société civile.
Portée par le Comité d’action pour le renouveau (CAR/transition), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), et le Mouvement Kékéli, l’UR se veut un bloc contre la nouvelle constitution adoptée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 25 mars 2024.
« Le Togo a connu un énième coup d’État constitutionnel actant le changement de régime semi-présidentiel en régime parlementaire, opéré “nocturnement (sic)” par une législature en pleine vacance en violation des dispositions des articles 144 et 150 de la Constitution togolaise du 14 octobre 1992. Tel un coup de force de trop, objet de la réprobation de la quasi-totalité des Togolais, cette action a le mérite de réveiller la Nation tout entière et de la mobiliser », souligne la déclaration lu par le groupe, placé sous la coordination de Mme Yemey Akossiwa.

Selon cette dernière, l’UR tire sa légitimité des dispositions des articles 146 et 150 de la Constitution togolaise, et elle déclinera prochainement son agenda, notamment en organisant des manifestations synchronisées avec la diaspora afin de bloquer l’avancement du projet de révision constitutionnelle en cours.
Une première activité de cette coalition est déjà annoncée pour le 30 mars 2024. Il s’agit d’un Town hall meeting de sensibilisation de l’opinion nationale et internationale prévu par visioconférence en collaboration avec les partisans de l’ex-Premier ministre, Agbéyomé KODJO, dans la diaspora.
Pour “Urgence Républicaine”, cette nouvelle constitution votée par l’Assemblée nationale démontre que le “Président Faure Gnassingbé ne veut pas quitter le pouvoir”.
« Par conséquent, il ne va jamais vouloir laisser l’opposition avoir la majorité à l’Assemblée nationale pour le chasser. Dès lors, l’urgence de l’heure est loin d’être une urgence électoraliste mais une urgence constitutionnelle. Nous sommes indéniablement confrontés à une urgence républicaine qui nécessite un sursaut patriotique et républicain. Le lendemain est incertain pour notre pays, et personne ne sait quelles conséquences dramatiques et tragiques pourraient découler du péril devant nous. Le peuple doit donc se lever pour se faire entendre », a affirmé Mme Yemey Akossiwa.
En outre, la coalition souligne sa différence avec le Front « Ne touche pas à ma Constitution », composé de seize autres organisations de la société civile et de 19 partis politiques, affirmant ne pas avoir d’ambitions électorales comme eux.
« Nous ne participerons pas aux élections, mais les partis membres de l’autre front y prendront part. Par conséquent, il nous est impossible de faire front commun. Pendant que nous serons sur le terrain pour manifester contre la nouvelle constitution, eux seront en pleine campagne électorale. Nos objectifs et nos ambitions divergent, ce qui rend toute collaboration difficile », a expliqué Paul Missiagbéto de la DMK.
Anika A.










