Lomé, le 28 mars 2024-(©AfreePress)-Le diabète, une maladie non transmissible et chronique, représente un défi majeur en matière de santé publique à l’échelle mondiale. Avec une prévalence en constante augmentation, cette affection impacte des millions de vies chaque année. L’Afrique, autrefois épargnée, connaît désormais une expansion alarmante de cette maladie, en grande partie due aux changements de mode de vie et à l’allongement de l’espérance de vie.
Au Togo, la prévalence du diabète est en progression, selon les données de l’enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles. Cette réalité s’accompagne d’une augmentation des décès attribués à cette maladie, notamment en raison de complications telles que le pied diabétique, principale cause d’amputations non traumatiques.
Face à cette situation préoccupante, plusieurs instances internationales, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont reconnu l’urgence de lutter contre les maladies non transmissibles, dont le diabète, pour promouvoir le bien-être social et personnel. Dans ce contexte, l’association Cercle d’Élites pour la Recherche Sociologique et le Développement à la Base (CERSD-base), en collaboration avec la Word Diabetes Foundation, mène un projet d’envergure intitulé « Lutter contre le diabète et ses complications au Togo ».
Dans le cadre de ce projet, un atelier de renforcement des capacités a été organisé le 20 mars 2024 à Kara, rassemblant 25 acteurs provenant de 11 associations engagées dans la prise en charge du diabète.
L’objectif de cette rencontre était de fournir un recyclage aux membres des associations, en les formant sur les principaux aspects de la prise en charge du diabète.
Plusieurs modules ont été développés au cours de l’atelier, abordant des thèmes essentiels tels que le diagnostic et les complications aiguës du diabète, le dépistage de la maladie, ainsi que les messages de sensibilisation à diffuser auprès du grand public.
Pour les responsables de l’association CERSD-base, cette approche holistique a permis à ces acteurs d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences nécessaires pour mieux appréhender et gérer cette pathologie complexe.
« Il était question pour nous de former les membres des associations sur les principaux signes du diabète, les sensibiliser aux messages de prévention, et les instruire sur la vie associative pour une action collective plus efficace. À la fin de l’atelier, ces objectifs ont été atteints avec succès, donnant aux participants les outils nécessaires pour agir de manière proactive dans la lutte contre le diabète au sein de leurs communautés respectives », a indiqué TCHAMDJA Toyi, Coordonnateur du projet WDF19-1718.
Raphael A.










