Lomé, le 23 janvier 2025 – (©AfreePress)- Le leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, continue de voir s’éloigner ses compagnons de lutte les »plus fidèles ».
Le dernier en date est Robert Olympio, l’un de ses conseillers spéciaux. Ce dernier a officiellement exprimé son désaccord avec les choix stratégiques de son mentor, notamment sur la question de la participation aux prochaines élections.
Alors que Jean-Pierre Fabre appelle au boycott des scrutins à venir, Robert Olympio a pris le contre-pied en décidant de se porter candidat aux élections sénatoriales prévues pour le 15 février 2025.
Pour Robert Olympio, ancien Secrétaire national à l’organisation de l’ANC, refuser de participer aux scrutins représente une erreur stratégique majeure. Selon lui, cette posture a déjà coûté cher au parti, notamment lors du boycott des élections législatives de 2018, qu’il qualifie de « faute grave ».
« Nous avons tiré la leçon qu’il ne faut plus boycotter les élections. Même avec un seul siège, on peut être compétent et apporter une pierre à l’édifice. C’est cela que nous appelons : ‘Togolais, viens, bâtissons la cité’ », a-t-il confié à republicoftogo.
Pour la première fois, Robert Olympio a publiquement affiché son éloignement vis-à-vis de l’ANC et de son leader lors de la session électorale des membres du bureau du Conseil régional maritime à Tsévié. Bien qu’étant candidat au poste de vice-président du Conseil, il a fini par démissionner en cours de processus, tout en dirigeant la session en tant que doyen d’âge. Cette participation est survenue malgré les consignes strictes de l’ANC interdisant à ses militants de s’impliquer dans ce processus.
« Ce jour-là, Robert Olympio a tenu un discours totalement écarté de la ligne politique ‘’radicale’’ prônée par l’ANC. Il a même félicité UNIR et ses militants pour leur discipline. C’était surprenant », a confié un conseiller régional présent à l’occasion, sous couvert d’anonymat.
Anika A.










