Lomé, le 28 février 2025 – (©AfreePress)-Face à la recrudescence du virus Lassa en Afrique de l’Ouest, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Togo a déployé un dispositif renforcé de veille sanitaire. Dans un communiqué rendu public le 26 février 2025, le ministre de la Santé, le professeur Tchin Darre, a annoncé plusieurs cas confirmés dans certains pays de la région, tout en précisant qu’aucune infection n’a, pour l’heure, été enregistrée sur le territoire togolais.
Le virus Lassa, classé parmi les fièvres virales hémorragiques d’origine zoonotique, se manifeste par des symptômes souvent peu spécifiques tels que la fièvre, la fatigue, les céphalées, les douleurs musculaires ou abdominales, ainsi que des troubles digestifs tels que nausées, vomissements et diarrhées. Sa transmission à l’homme se fait principalement par contact avec des aliments ou objets contaminés par les excréments de rongeurs, vecteurs naturels du virus.
« En réponse à cette menace sanitaire, le gouvernement togolais a intensifié la surveillance épidémiologique à travers tout le pays, avec un accent particulier sur les points d’entrée terrestres, aériens et maritimes », indique le communiqué ministériel. Un dispositif d’alerte précoce a été mis en place, accompagné de mesures rigoureuses pour assurer la détection rapide et la prise en charge efficace d’éventuels cas suspects.
En outre, des campagnes de sensibilisation à grande échelle sont en cours pour informer la population sur les gestes préventifs essentiels. Le ministère de la Santé recommande ainsi un strict respect des règles d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon, une manipulation sécurisée des denrées alimentaires, ainsi qu’une vigilance accrue pour éviter tout contact avec les rongeurs.
Toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie est invitée à se rapprocher sans délai des centres de santé pour une évaluation médicale appropriée.
En se dotant de ces mesures proactives, le Togo entend préserver la santé publique et renforcer la résilience de son système de santé face aux risques épidémiques.
Albertine A.









