Lomé, 20 juin 2026 (AfreePress) – Dans un environnement où l’accès à une éducation de qualité demeure un défi pour de nombreuses familles, l’école Élève Racheté de Dieu et l’ONG SOS Espoir MURADI affirment leur engagement en faveur du maintien des enfants à l’école. Entre accompagnement pédagogique, soutien aux parents et assistance sociale, les premers responsables des deux structures mettent en avant une vision commune fondée sur la réussite scolaire et l’inclusion.
Fondateur de l’établissement scolaire Élève Racheté de Dieu, Pasteur Jean Lasso fait savoir que son école totalise aujourd’hui quinze années d’existence. Créée en 2011, elle a, selon lui, formé plusieurs générations d’apprenants dont certains ont déjà intégré le marché de l’emploi. « Nous poursuivons notre mission avec la conviction de répondre aux exigences de l’éducation et de contribuer à la formation de citoyens responsables », affirme-t-il.
L’établissement bénéficie depuis 2018 de l’appui de l’ONG SOS Espoir MURADI. Cette organisation accompagne notamment les parents rencontrant des difficultés dans le règlement des frais de scolarité. Le mécanisme mis en place consiste à prendre en charge, en début d’année scolaire, la totalité des frais d’écolage des enfants concernés. Les parents remboursent ensuite progressivement les montants avancés selon leurs capacités financières, à travers un système de versements échelonnés.
Selon pasteur Lasso, cette formule présente plusieurs avantages, notamment la continuité de la scolarité des élèves tout au long de l’année académique. Elle permet également aux apprenants de suivre normalement les cours, les évaluations et les examens sans interruption liée aux contraintes financières de leurs familles. Pour faciliter les remboursements, l’ONG a déployé un dispositif de collecte de proximité auprès des souscripteurs.
Le promoteur rappelle par ailleurs que l’école n’a pas vu le jour à Zanguéra. Son aventure a commencé à Lomé, près de l’ancien État-major de la gendarmerie de Doulassamé. Ancien enseignant dans plusieurs établissements privés, Jean Lasso explique avoir bénéficié de la confiance de nombreux parents d’élèves qui l’ont encouragé à créer sa propre structure éducative.
De son côté, Koffi Eklou, assistant de l’ONG SOS Espoir MURADI, met en avant les différentes actions sociales conduites par l’organisation. Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, l’ONG identifie des familles vulnérables dans la zone de Zanguéra et distribue gratuitement des fournitures scolaires aux enfants issus de milieux modestes. Cahiers, ardoises et sacs scolaires figurent parmi les kits remis aux bénéficiaires.
Interrogé sur les difficultés récemment rencontrées par la structure, M. Eklou évoque un incident technique ayant affecté une partie du système informatique de l’organisation. Selon ses explications, des coupures répétées d’électricité auraient provoqué l’endommagement d’un serveur informatique. Malgré les interventions réalisées pour récupérer les données, cet incident a entraîné une interruption temporaire des activités, suscitant des inquiétudes chez certains souscripteurs.

Face aux préoccupations exprimées par plusieurs adhérents, le responsable assure que l’organisation poursuit progressivement ses opérations et continue d’accueillir les personnes souhaitant effectuer des retraits ou obtenir des informations. Il appelle les populations concernées à la patience, tout en réaffirmant la volonté de l’ONG de poursuivre sa mission sociale.
« La relation entre l’école Élève Racheté de Dieu et SOS Espoir MURADI est avant tout une relation d’accompagnement. Notre objectif demeure le soutien aux familles afin que les enfants puissent poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions possibles », souligne-t-il.
À travers cette collaboration, l’établissement scolaire et l’organisation non gouvernementale entendent renforcer l’accès à l’éducation pour les couches les plus vulnérables, tout en développant des mécanismes de solidarité adaptés aux réalités socio-économiques des familles de Zanguéra et de ses environs.
Par René BLEWOUSSI










