Lomé, le 31 juillet 2026-(©AfreePress)- La vie chère est avant tout le reflet d’une crise politique persistante, à laquelle s’ajoutent des difficultés économiques et sociales. C’est le principal message porté le jeudi 30 juillet 2026 par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) à l’occasion de son rendez-vous hebdomadaire dénommée : « Je dis politique », placé pour cette édition, sous le thème « La vie chère au Togo : que faire ? ».
Dans sa communication, le CAR définit la vie chère comme la hausse des prix des produits de première nécessité, des loyers et des services, dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages reste faible. Le parti cite notamment le chômage des jeunes, les difficultés des producteurs agricoles à écouler leurs récoltes, la baisse de l’activité commerciale sur les marchés ainsi que la pauvreté dans les zones minières.
Le président du comité préfectoral du CAR dans le Yoto, Agbelenko Agouda, a également évoqué des exemples de projets publics qui, selon le parti, n’ont pas atteint leurs objectifs, appelant à une meilleure gestion des ressources publiques.
Interrogé à l’issue de la rencontre, le président national du CAR, Yao Daté, a soutenu que la stabilité politique constitue un préalable au développement économique. Selon lui, la relance de l’investissement privé, la lutte contre la corruption et une meilleure gouvernance permettraient d’améliorer durablement les conditions de vie des populations. Le parti réaffirme sa proposition de « cogestion » comme mécanisme de sortie de crise.

Par ailleurs, Vincent Gonçalves, coordinateur du CAR du Grand Lomé, a donné lecture du communiqué relatif à la rencontre du 22 juillet 2026 entre une délégation du parti et la direction de la Togolaise des Eaux (TdE). Le CAR y propose que les cinq premiers mètres cubes consommés par les abonnés équipés de compteurs prépayés soient facturés au même tarif social que les compteurs post-payés.
Le CAR estime que cette mesure contribuerait à alléger les dépenses des ménages les plus modestes, tout en appelant les pouvoirs publics à engager des réformes structurelles pour lutter durablement contre la vie chère.
Albertine A.









