Lomé, le 9 septembre 2026 – (©AfreePress) – Quarante-huit heures. Dix équipes. Cinq défis. Et une seule obsession. Transformer une idée en solution concrète. Au Centre UNIPOD de l’Université de Lomé, le Yas Hackathon 2026 a plongé de jeunes talents togolais dans un véritable marathon de l’innovation, les 4 et 5 septembre derniers.
Derrière le chronomètre, une ambition plus large. Celle d’offrir à une jeunesse férue de technologie un terrain d’expérimentation grandeur nature, où créativité, intelligence collective et compétences numériques peuvent se muer en réponses aux défis contemporains.

Un marathon où chaque minute compte
Pendant deux jours, les participants ont vécu au rythme d’un défi particulièrement exigeant. Celui d’ imaginer, concevoir, tester et défendre une solution numérique en un temps record autour de cinq grandes thématiques d’innovation, dix équipes et 48 heures pour convaincre.
Lancé au Centre UNIPOD de l’Université de Lomé, le challenge a placé les concurrents dans les conditions d’un véritable laboratoire technologique et dès les premières heures, les idées ont fusé. Puis sont venus les choix techniques, les arbitrages, les prototypes à corriger et les fonctionnalités à éprouver. Entre séances de travail, échanges avec les coachs et ajustements de dernière minute, les équipes ont dû faire preuve d’agilité pour passer du concept à une solution suffisamment aboutie pour affronter le regard d’un jury.

Quand l’idée doit devenir une solution
L’intérêt du Yas Hackathon ne réside pas seulement dans la compétition. Il tient aussi à cette capacité à confronter les jeunes innovateurs aux contraintes réelles de la création numérique ce qui consiste à travailler en équipe, hiérarchiser les priorités, résoudre les difficultés techniques et surtout donner une traduction concrète à une intuition.
Tout au long des 48 heures, les candidats ont ainsi bénéficié de l’encadrement de coachs et de mentors. Un accompagnement destiné à challenger les idées, affiner les concepts et rapprocher les prototypes des besoins auxquels ils prétendent répondre.
Cette immersion transforme le hackathon en bien davantage qu’un simple concours. Il devient un espace d’apprentissage accéléré, où les participants développent simultanément leurs aptitudes techniques, leur esprit entrepreneurial et leur capacité à présenter une innovation de manière convaincante.
Cinq minutes pour convaincre
Après deux jours de conception et de développement, l’heure de vérité a sonné. Les dix équipes finalistes ont présenté leurs solutions devant le jury dans une séquence de pitchs de cinq minutes, ultime exercice avant le verdict.
Un exercice particulièrement sélectif. En quelques minutes, chaque équipe devait exposer son problème, démontrer la pertinence de sa réponse, mettre en évidence son caractère innovant et convaincre de son potentiel. Au-delà de la performance technique, le jury a ainsi été confronté à une autre dimension de l’innovation qui est la capacité à raconter une solution, à en faire comprendre la valeur et à défendre sa pertinence.

ATATECH rafle la première place
Au terme de cette bataille numérique, ATATECH s’est adjugé le premier prix. L’équipe a conçu un agent d’intelligence artificielle capable de traduire en langues locales, une approche qui place l’IA au service de l’accessibilité linguistique et de l’inclusion numérique. Yas Togo indique que la solution a notamment été développée avec l’accompagnement d’un de ses coachs.
La deuxième place revient à DATASOL, avec une solution destinée à déterminer le niveau d’humidité ou de sécheresse d’un sol en milieu agricole. Une proposition qui fait directement dialoguer technologie et enjeux de productivité agricole.
Le troisième prix a été remporté par SRX, qui a développé un logiciel destiné à faciliter la composition des épreuves scolaires. Trois projets, trois usages différents, mais une même volonté. Celle de mettre le numérique au service de problématiques concrètes.

Des membres de l’équipe ATATECH ont par ailleurs présenté leur projet comme une solution de WhatsApp Banking en langues locales, pensée notamment pour des personnes peu familières avec les outils numériques ou rencontrant des difficultés avec les interfaces classiques.
Une vitrine du potentiel de la jeunesse togolaise
Au-delà du classement, l’édition 2026 aura surtout permis de mettre en lumière une génération qui ne veut plus seulement consommer la technologie, mais entend également la concevoir.
Le choix d’organiser cette édition au Centre UNIPOD de l’Université de Lomé donne à cette initiative une dimension symbolique particulière. Dans un environnement universitaire dédié à l’innovation et à l’expérimentation, les participants ont pu confronter leurs connaissances à des contraintes proches de celles rencontrées dans le monde professionnel.
Pour Yas Togo, l’enjeu dépasse donc la seule remise de prix. À travers ses programmes en faveur des jeunes, la marque cherche à favoriser l’acquisition de compétences, l’expérimentation et l’émergence de projets numériques susceptibles de répondre aux réalités locales.
Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà visible dans d’autres initiatives de la marque. Le programme Hack’Her, par exemple, est destiné aux jeunes filles et femmes togolaises et associe formation, immersion, mentorat et hackathon autour de solutions digitales, notamment fondées sur l’intelligence artificielle.
Transformer le talent en levier de développement
Le véritable enseignement du Yas Hackathon 2026 se trouve peut-être là : le talent existe ; reste à lui donner des espaces, des outils et des occasions de se mesurer au réel.
En 48 heures, dix équipes ont ainsi traversé tout le cycle accéléré de l’innovation, de l’idéation au prototype, puis du prototype au pitch. L’expérience aura laissé derrière elle des solutions, mais aussi des compétences nouvelles, des connexions professionnelles et une communauté de jeunes innovateurs désormais mieux armée pour poursuivre l’aventure.

Pour Yas Togo, cette édition constitue une nouvelle illustration de sa stratégie d’accompagnement de la jeunesse et de promotion de l’innovation numérique. Pour les participants, elle pourrait surtout constituer un point de départ.
Car au bout du compte, le véritable enjeu d’un hackathon ne tient pas uniquement au trophée remporté. Il réside dans ce qui advient après les 48 heures : les idées qui survivent au concours, les prototypes qui deviennent des produits et les jeunes talents qui transforment une expérience de compétition en trajectoire professionnelle.
À Lomé, le chronomètre s’est arrêté. L’innovation, elle, ne fait que commencer.










